SOLIDAIRES DES VICTIMES DES INONDATIONS

MESSAGE DES ELUS DE GAUCHE ET ECOLOGISTES DE VILLENEUVE-LE-ROI

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SOLIDAIRES DES VICTIMES DES INONDATIONS 

 

Avec la crue de la Seine, vous avez été nombreux à subir d’importantes inondations.

Présents à vos côtés, dès le début de la montée des eaux, de jour comme de nuit, avec votre conseiller départemental, Daniel Guérin, nous voulons vous renouveler notre soutien.

Nous tenons à saluer l’engagement de tous ceux qui ont participé aux secours : agents départementaux, communaux, pompiers, policiers, Croix-Rouge, et toutes les personnes qui, dans un formidable élan de solidarité ont apporté leur soutien.

Comme beaucoup de sinistrés, nous avons constaté l’impréparation de la municipalité face à une crue pourtant attendue. En n’ayant pas participé à l’exercice régional de prévention organisé par la Préfecture, il y a seulement 2 mois, le maire s’est trouvé pris au dépourvu, incapable de répondre à la situation. Dépassé, comme il l’a avoué sur les écrans de télévision, il a laissé durant 48h les victimes seules face à l’inondation. Symbole de cette absence de prise de conscience de la gravité des évènements : alors que l’armée arrivait à Villeneuve-le-Roi, le 3 juin au soir, pour aider aux évacuations, M. Gonzales et les élus de sa majorité préféraient festoyer à la salle des fêtes que de les aider.

Nous souhaitons que cette triste expérience serve de leçon pour que notre ville soit prête, demain, à faire face à une telle situation.

Pour l’instant, l’heure est au déblayage, au nettoyage, à l’évaluation des dégâts et aux démarches en direction des assurances. Le Gouvernement a permis dès jeudi 9 juin, par un arrêté interministériel que vous trouverez au verso de ce courrier, que notre commune soit reconnue en état de catastrophe naturelle pour les inondations et les coulées de boue du 28 mai au 5 juin 2016. Nous vous invitons à faire les démarches envers votre assureur au plus vite.

Enfin, nous avons pris l’initiative d’une mobilisation de volontaires pour aider les sinistrés tant dans leurs démarches que dans le nettoyage des dégâts. Il vous suffit de contacter la permanence du conseiller départemental au 01.45.97.05.05. pour demander ce soutien.

Les élu(e)s de gauche et écologistes de Villeneuve-le-Roi

Eric Chamault, Marie-Christine Francini, Rachid Halaf, Betty Bidoux

19, avenue Paul-Vaillant Couturier – 94290 Villeneuve-le-Roi –

VOTE DES SUBVENTIONS MUNICIPALES AUX ASSOCIATIONS

Intervention d’Eric Chamault, lors du vote sur l’attribution des subventions municipales, Conseil municipal du 19 avril 2016.

 

Monsieur le Maire, Mes chers collègues

 

Concernant cette délibération, qui ventile les subventions 2016 aux associations de notre ville ; je suis partagé entre 2 sentiments : la satisfaction et la colère. Mais a bien y regarder je crois que la seconde l’emporte sur la première.

Satisfaction car après 14 ans de blocage, vous semblez vouloir avancer sur la définition de critères de subvention, notamment pour les associations sportives.

Je dis bien vous semblez vouloir avancer. Car rien dans cette délibération ne le traduit.

Que constatons nous en l’examinant :

  • Qu’il n’y a pas de revalorisation du niveau des subventions à l’ensemble du mouvement associatif alors qu’il stagne depuis 14 ans
  • Nous notons même une diminution de 19771 euros par rapport à l’an dernier qui se traduit par des suppressions pures et simples de subventions :
    • *suppression de la subvention au Secours Populaire, il va falloir vous expliquer
    • *suppression des subventions aux associations sportives des collèges et du lycée, il va falloir vous expliquer
    • *suppression scandaleuse de la subvention au club de Judo, le Randoris Club pour 10000 €, il va falloir vous expliquer
    • *suppression des subventions aux associations de parents d’élèves, il va falloir vous expliquer
    • *suppression de la subvention à l’ARTHEM, il va falloir vous expliquer

Nous observons, par ailleurs, une modification importante dans les montants des subventions aux associations sportives. Non pas sur le montant total qui diminue de près de 10000 €, mais sur la répartition interclubs avec des sommes en plus ou en moins assez significatives.

Alors comment peut-on expliquer ces différences ?

Y-a-t-il eu une réunion de la commission des sports ?

NON, elle ne s’est jamais réunie depuis sa création.

Y-a-t-il eu une réunion de la commission des finances pour valider ces changements ?

NON, car cette commission n’existe pas à Villeneuve-le-Roi contrairement à l’ensemble des autres communes.

Alors comment expliquer au Conseil municipal de telles modifications?

Et bien, l’explication est simple, le Maire de Villeneuve le Roi, sans consultation, ni du Conseil municipal, ni des associations sportives a décidé la baisse  ou l’augmentation des subventions à tels ou tels clubs.

Alors, il y a bien eu une réunion il y a une dizaine de jours.

Une réunion convoqué à la va vite.

Une réunion au cours de laquelle le couperet est tombé sans aucune concertation au préalable. La liste des heureux bénéficiaires des augmentations et celle des malheureux attributaires des baisses a ainsi été égrenée.

Mais sur quels critères précis ces décisions ont-elles été prises ? Rien d’écrit que de l’oral.

Ces fameux critères sont-ils portés à la connaissance du Conseil municipal dans la délibération qui nous est présenté ce soir ? Pas du tout.

Ces critères, certes, ont le mérite de valider ce que nous réclamons depuis 14 ans. Mais, pour moi, ces critères ne sont pas légitimes, car non discutés, et non partagés par l’ensemble du mouvement sportif.

Pourquoi donner plus ou moins à tel ou tel club ? Regardons club par club !

Et de toute manière sans revalorisation forte de l’enveloppe globale, vous déshabillez Paul pour habiller Jacques ou je devrais plutôt dire que vous déshabillez Jean-Pierre pour habiller Frédéric.

Car quel crédit accorder à cette distribution sans concertation approfondie avec l’ensemble des clubs. Aucune, Monsieur le Maire, c’est pourquoi, pour la première fois, je voterai contre cette délibération, l’ensemble du groupe d’opposition aussi.

D’ailleurs, nous allons regarder juridiquement si elle est conforme à l’obligation d’égalité de traitement entre les associations.

Je veux souligner ici le gâchis d’une telle situation : la discussion sur l’établissement des critères de subvention aurait dû être un moment de débat sur la politique sportive dans notre ville.

Car je suis convaincu que le sport, est un des « outils » de lutte contre les inégalités sociales en promouvant l’égalité d’accès aux activités sportives pour tous.

Monsieur le Maire, je vous demande donc de geler ce soir les subventions aux associations sportives et de créer rapidement une commission composée de dirigeant sportifs et d’élus afin d’installer une plus grande visibilité, une plus grande équité entre tous les partenaires et donc par là même d’éviter de trop grandes disparités de traitement entre associations.

Par ces critères nous pourrons assurer une véritable transparence dans les relations entre la Ville et les associations sportives, qui, rappelons-le, exercent pour le compte de la collectivité des missions d’intérêt général.

Je vous demande aussi d’augmenter l’enveloppe globale pour le mouvement associatif, car son montant n’est pas digne d’une ville comme la nôtre. Trop d’associations ont disparu sans que le montant de leurs subventions ait été transféré dans l’enveloppe globale : près de 400 000 euros ont été ainsi perdu pour le mouvement associatif.

DEBAT SUR LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES

Intervention d’Eric Chamault, lors du débat sur les orientations budgétaires 2016, du Conseil municipal du 24 mars 2016.

 

 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

 

L’élaboration du budget 2016 s’établit dans un contexte national difficile

 

Oui, nous sommes en période de crise économique ! Et bien entendu, le pays ne peut pas sortir de cette période sans efforts

 

Efforts demandés à l’ensemble des citoyens et nous y avons tous participé

 

Efforts fournis par l’Etat, de son côté, de plus de 18 milliards d’économies

 

Et dans ce contexte, Monsieur le Maire, les collectivités territoriales seraient exonérées de ces efforts ?

 

Et dans cette situation difficile, notre ville ne devrait pas participer à ce combat pour réduire les déficits ?

 

Et pourquoi ces efforts sont-ils demandés ?

Nommons les responsables, pointons les responsabilités !

Qui a commencé la diminution des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales ?

 

Rappelez-vous que c’est le Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN, sous Jacques CHIRAC, qui a engagé un nouveau volet de la décentralisation de notre pays, ce qu’on a appelé plus tard « l’acte II de la décentralisation » des années 2003-2004. Cela a effectivement donné lieu au renforcement des compétences, des domaines d’intervention des différentes collectivités locales.

 

Le problème, c’est que les ressources financières pour assumer ces compétences n’ont pas été transférées intégralement et l’on comprend qu’un tel déséquilibre financier a vite amené le système au bord de la rupture.

 

De ce point de vue, l’asphyxie financière, débutée sous le Gouvernement RAFFARIN, s’est aggravée en 2010 sous la Présidence de Nicolas SARKOZY et le gouvernement de François Fillon, approuvé par la majorité parlementaire de l’époque dont vous faisiez partie M. Gonzalès. Ne vous dérobez pas !

Mais plus grave encore : qui a endetté notre pays ? Qui a laissé une dette publique de plus de 1700 Milliards d’euros en 2012 : près de 600 Milliards d’euros,  soit  un rythme historique de 120 Milliards par an : Nicolas SARKOZY et François FILLON !

Il faudrait 10 ans pour la rembourser. 10 ans pour rembourser cette dette UMP. Nous ne pouvions laisser cela aux générations futures.

 

Alors oui, le Président HOLLANDE a demandé des efforts au pays, à chacun d’entre nous.

Il nous apparait donc juste d’opérer un effort à l’échelle nationale et que chacun y prenne sa part, collectivités territoriales comprises, y compris Villeneuve le Roi.

Mais si effort il y a, il doit être justement réparti : La politique de l’Etat est claire en la matière. Il faut de la péréquation.  Et péréquation il y a eu : Globalement 69% des 36 641 communes voit leurs dotations cloîtrent en 2016.

 

Il paraît bien normal que les collectivités contribuent ainsi au règlement du chaos budgétaire que connaît notre pays, qui paye des décennies de laisser-aller financier due aux différentes politiques de droite.

 

J’ajoute que les futures propositions des candidats UMP/les républicains, qu’il s’agisse de N. Sarkozy, F Fillon, A. Juppé, vont tous dans le sens d’une ponction drastique sur les dotations des collectivités territoriales sans communes mesures avec celles d’aujourd’hui.

 

Concernant vos orientations budgétaires pour 2016 : que de mots creux, de formules passe-partout : « rechercher constamment l’efficacité », « optimiser la qualité du service public… »…mais après…

 

  • Je vois surtout la poursuite d’opération déjà engagées… (il serait temps pour la rue Paul Vaillant Couturier)

 

  • Je vois une opération démesurée et couteuse ; le centre administratif du bord de l’eau : 20 millions d’euros !

 

  • Et je vois un passage bien politicien sur la sécurité. Vous ne manquez pas d’air, Monsieur le Maire, vous qui avez voté en tant que député la suppression de près de 10000 policiers et gendarmes. Et bien ce Gouvernement va en recruter près de 10000. Voilà la différence entre la gauche et la droite.
  • Vous mettez en avant votre police municipale. Police qui coûte très cher au contribuable et dont nous ne voyons pas très bien l’efficacité. Aussi, je vous demande l’organisation d’un audit sur son action au regard des moyens déployés.

Et concernant la demande d’armer votre police avec des armes létales, c’est-à-dire qui peuvent tuer, je partage totalement la position du préfet : je n’ai pas confiance dans vos agents et dans son chef c’est-à-dire vous Monsieur le maire.

 

En résumé je dirais que j’observe au travers de ce document, que c’est une équipe municipale à bout d’idées et de souffle qui votera un budget 2016 sans idées et sans souffle.

 

Nous nous félicitons de la réponse du secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies concernant la non remise en cause du couvre-feu en vigueur sur l’aéroport de Paris-Orly.

A juste titre les élus et riverains de l’aéroport se sont inquiétés des possibles conséquences du nouveau règlement européen qui prévoit de remplacer la limite de décollages et d’atterrissages par  un quota de nuisances sonores. Ce règlement pouvant remettre en cause les restrictions d’exploitation en vigueur et qui protègent les riverains.

Interpellé par Roger-Gérard SCHWARTZENBERG député du Val de Marne, qui indiquait « La remise en question de ces deux protections constituerait un dommage majeur pour les riverains de l’aéroport qui subissent déjà, dans l’état actuel de la situation, de lourdes nuisances qui portent atteinte à leur tranquillité et à leur santé » ; le ministre a été clair :

« le nombre de créneaux maximum reste de 250 000 par an soit 200 000 vols et le couvre-feu sera maintenu de 23h30 à 6h00. »

Nous restons bien sur mobilisés et vigilants pour défendre l’intérêt et la tranquillité des riverains.

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Rosandre Valleray, Eric Chamault, Marie-Christine Francini, Rachid Halaf, Betty Bidoux

fête d’automne de Villeneuve le Roi

Les socialistes de Villeneuve et d’Ablon ont le plaisir de vous inviter à un échange amical concernant la région Ile de France autour d’une apéritif convivial sur leur stand lors de fêtes d’automne de Villeneuve le Roi (Angle des rues Calmette et Pasteur);

 

Le samedi 26 septembre à partir de 17h30

invitation cliquez !

La gauche doit se retrouver !

Lettre ouverte à la gauche et aux écologistes

Cher-e-s camarades, Cher-e-s ami-e-s,

 

La gauche, c’est le camp de la transformation sociale. Elle doit le rester. La transformation écologique et sociale de l’économie de marché, le refus de la société de marché c’est le cœur de l’engagement contemporain de la gauche.

Modifier concrètement les conditions d’existence, se battre pour élever les consciences, agir conformément aux valeurs républicaines d’égalité, de liberté, de fraternité c’est son combat quotidien.

La gauche, c’est toujours agir pour la justice dans le réel, c’est toujours l’intérêt général dans l’économie comme dans le social. C’est toujours le juste équilibre comme chemin pour rejoindre l’idéal d’une société plus décente pour tous.

La gauche est aujourd’hui fragmentée. Elle défend ses valeurs dans un monde tenaillé par l’identité, obsédé par le profit, dominé par le conservatisme. La gauche aborde en ordre dispersé les défis de son époque. La révolution de l’immatériel, les défis climatiques, les bouleversements géopolitiques, la droitisation de la société et l’extrémisation de la droite.

Pour être en mesure de le faire, la gauche doit changer. Elle s’est déjà transformée tout au long de son histoire faite de modernisation, de luttes et de conquêtes. Elle a toujours su trouver le chemin de l’union, le chemin de l’action. Elle s’est élargie aussi, voyant naître l’écologie politique. Léon Blum a raison : nous nous inscrivons toutes et tous dans une longue chaîne qui  nous relie à la Révolution et qui nous relie aussi entre nous.

 

Face à nous, il y a le bloc réactionnaire. Les plus myopes d’entre nous sont désormais instruits par l’épisode malheureusement limpide des réfugiés. C’est un avant-propos d’une France à la Orban. Cette menace ne saurait être ni un argument massue, ni le forceps de notre unité. Cette menace n’en demeure pas moins réelle : droite en voie d’extrémisation et extrême droite en voie de banalisation sont en train de converger dans les têtes. Si elles sont concurrentes dans les urnes, c’est pour savoir qui des deux régnera sur ce bloc électoral. La droite française la plus à droite du monde fera bientôt sa jonction avec l’extrême droite la plus banalisée d’Europe. Communiant dans le refus d’un prétendu grand remplacement par les musulmans, dans l’arabophobie, l’europhobie et il faut bien le dire, la haine du Parti socialiste depuis le mariage pour tous. La haine des idéaux de la gauche, responsables, pour eux, de tous les maux. Une fois au pouvoir, que croyez-vous qu’ils feront de la République et de l’Etat social ?

Cette menace est là. Elle se nourrit aussi de notre division.

Chacun dans notre coin, nous croyons pouvoir tirer les marrons du feu de la grande confusion qui règne. L’anathème règne en maître à coup d’excommunications médiatiques sous le regard désabusé et incrédule d’un peuple de gauche ainsi démotivé.  Nous pensons pouvoir nous doubler les uns les autres. Certains veulent même se dédoubler. D’autres pensent que le salut est dans l’alternative si radicale, qu’elle fait de l’autre l’ennemi. Ce n’est pas en installant partout la droite et l’extrême droite, que l’idéal à gauche sera mieux défendu.

Certes, nous pourrions continuer ainsi, en attendant le déluge d’un épisode réactionnaire qui viendrait recouvrir notre pays. Certes, là où il y a le danger, il y a ce qui sauve. Confrontés à une victoire du bloc réactionnaire, défaits, acculés, nous nous allierions, nous constituerions les premiers rangs de la résistance. Nous l’avons déjà fait au cours de notre histoire. Nous le referions. Je le sais, nous le savons.

Mais, pourquoi nous imposer cette terrible épreuve à nous mêmes et aux Français ? Devons-nous l’attendre les bras ballants pour comprendre ? Devons-nous la subir, les yeux larmoyants, pour réagir ?

Je ne mésestime pas nos débats économiques, sociaux voire européens. Il y a là des fractures qui pour importantes qu’elles soient, ne sont insurmontables. Aiguiser les divergences ne permet pas de les surmonter mais seulement de les faire durer. Dans les années 1970 ou bien 1936, les désaccords au sein de la gauche étaient plus graves puisqu’ils portaient sur le modèle de société. Et pourtant, la gauche s’est unie.

Aujourd’hui des hommes et des femmes rêvent d’un deuxième congrès de Tours séparant réformistes et contestataires. Certains semblent même préférer la défaite de la gauche de gouvernement pour mieux fonder une gauche protestataire. Ce qui conduit à un esprit de système dans la critique de la gauche au pouvoir, qui manque pour le moins de discernement. Et dont je ne suis pas sûr qu’il profite électoralement ou politiquement à ceux qui l’emploient.

Ces stratégies issues d’un autre temps affaibliront durablement la gauche et l’écologie en général, et marginaliseront la gauche de contestation en particulier.

Prenons donc garde au « narcissisme des petites différences » pour parler comme Sigmund Freud. Le péril réactionnaire, ce défi mortifère, nous ne pourrons pas l’affronter divisés, isolés, chacun de notre côté. La gauche a déjà perdu la bataille des cœurs et des esprits. Si elle venait aujourd’hui à manquer le tournant de l’unité et donc à perdre la bataille politique, elle perdrait la bataille de la République.

Unis, nous avons conquis de nouveaux droits. A l’ère industrielle, en arrachant des droits politiques et sociaux pour dompter le capitalisme. Aujourd’hui, nous faisons de même en cherchant à conquérir de nouveaux droits écologiques et vitaux. Aujourd’hui, ces deux engagements ne font qu’un : c’est la social-écologie. Ce combat se mène en France et dans le monde. C’est l’enjeu du sommet Paris climat de décembre.

Unis, nous avons fait nos preuves aux responsabilités, nous avons acquis notre respectabilité dans les épreuves. Unis, nous avons dirigé les collectivités locales, inventé un modèle « d’en bas », fait d’efficacité économique, de durabilité écologique, de lien social et d’émancipation par la culture ou le sport. Une gauche de proximité appréciée par les Français. Et il faudrait la détricoter ? Mais dans quel but ?

Aujourd’hui, nous repensons notre modèle social pour pouvoir le préserver.  Aujourd’hui, il faut se battre pied à pied pour l’emploi. Aujourd’hui, il nous faut agir pour redonner confiance et espoir à nos concitoyens, agir en commun au service de nos valeurs communes. Ensemble, nous pouvons relever notre pays et le tourner vers l’avenir.

Pourtant, il ne suffira pas de s’unir à nouveau. Il faudra profondément changer, radicalement muter. Muter pour être fidèles à nos principes et être à la hauteur de notre époque. Muter pour prendre acte des attentes politiques nouvelles de nos concitoyens. Voilà notre tâche commune si nous voulons continuer à agir pour le bien commun.

Il ne s’agit pas de nous unir entre nous, entre appareils, dans un cartel. Il s’agit de nous unir avec le peuple de gauche, d’aller repuiser notre légitimité et notre énergie, nos idées aussi, dans le peuple de gauche. Oui, cette alliance d’un nouveau type est une alliance populaire : la belle alliance, parce qu’elle dépasse nos propres formations.

Il est temps de dépasser la gauche telle qu’elle fut. Pour relever les défis de notre modèle de société républicaine qui est contestée par un bloc réactionnaire.

Nous, nous voulons dépasser le Parti socialiste car nous estimons ses réponses et son organisation datées.

Nous voulons participer à l’émergence d’une nouvelle gauche politique et citoyenne. Nous voulons le faire dans le respect des cultures politique, des histoires et des mémoires.

Oui, cette alliance doit se faire sans exclusive et dans le respect. Elle est ouverte à toutes les formes de collectif : partis, syndicats, associations, ONG… Elle est bien entendu ouverte à tou-te-s les citoyen-ne-s sensibles à la défense de nos valeurs républicaines, humanistes et européennes. Elle repose sur un principe de participation, car il s’agit de penser et produire un nouveau répertoire d’action et de mobilisation.

Cette grande alliance est un grand dessein. Elle nous dépasse toutes et tous, elle a besoin de nous toutes et de nous tous. Cette belle alliance est un bel horizon pour la gauche et les écologistes, un horizon commun pour la France et le monde de demain.

Alors, militants de l’égalité, sympathisants du progrès, partisans de la social-écologie, élus de France, enfants de la République, défenseurs de la laïcité, soldats de la liberté ! Participez à ce grand combat. Le Parti socialiste va à votre rencontre. Il rencontrera aussi toutes les forces de gauche et propose dès maintenant l’ouverture d’une discussion collective pour bâtir une route commune. Il faut que chacun apporte sa pierre pour offrir un espace commun à la nouvelle gauche.

 Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

Conférence Climat de Paris

Un enjeu crucial pour la planète, une étape majeure de la social-écologie

Sabine Buis, secrétaire nationale du PS à l’écologie 
Christophe Bouillon, conseiller développement durable et COP21

 

Moteur de la social-écologie, le Parti socialiste prendra toute sa part à la réussite de la Conférence Climat de Paris (COP21) dont le coup d’envoi a été donné aujourd’hui par le Président de la République.

La Conférence de Paris, dont à ce jour rien ne garantit le succès, sera déterminante pour l’avenir de notre planète. François Hollande a d’ailleurs rappelé que sans accord à Paris, ce ne serait pas des milliers mais des millions de réfugiés qu’il faudrait accueillir dans les 20-30 prochaines années.
Le Parti socialiste tient à souligner la mobilisation, sans précédent, du Chef de l’Etat et du Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, sur le terrain diplomatique. Pour sa part, le Parti socialiste mènera cet automne une série d’initiatives pour fédérer ses partenaires européens et sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de cette Conférence.
Parallèlement, le Gouvernement poursuit ses efforts visant à assurer la transition écologique de notre économie. Ainsi, le Premier ministre, Manuel Valls, a confirmé ce jeudi la suppression « immédiate » des crédits à l’exportation pour les centrales à charbon dénuées de dispositifs de capture et de stockage du CO2, concrétisant ainsi une annonce de François Hollande lors de la Conférence environnementale. Le Parti socialiste soutient ce choix qui vise à réduire notre recours aux énergies fossiles qui sont d’une grande nocivité sur le climat et la planète.
La proposition faite par Ségolène Royal, ministre de l’énergie et de l’écologie, de redonner ces aides de l’Etat à Alstom, principal concerné par la mesure, pour investir dans des énergies renouvelables va dans le bon sens. Le Parti socialiste  approuve cette manière concrète et efficace de conjuguer emploi et défi énergétique.