Eric Chamault pour Villeneuve le Roi

Un élu socialiste proche de vous, au service de tous les citoyens de Villeneuve-le-Roi

Rentrée dans les lycées : conditions déplorables

cham | 18 juin, 2010 16:46

 

COMMUNIQUÉ

Le comité régional FCPE Île-de-France

regroupe les FCPE 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95

Rentrée 2010 dans les lycées

La FCPE Île de France constate que la mise en oeuvre de la réforme des lycées se prépare dans des conditions de précipitation inacceptables.

Les délais trop courts (trois mois au lieu des douze prévus par le code de l’éducation) pour le renouvellement des manuels laissent craindre que les éditeurs ne soient pas prêts à assurer à temps la disponibilité des nouveaux manuels, mettant les élèves comme les enseignants dans l’obligation de travailler dans des conditions précaires, à partir de photocopies dont le coût ne saurait être financé par les établissements.

Ces mêmes délais ne permettront pas aux enseignants, dans la grande majorité des cas, de disposer du contenu des nouveaux programmes à temps pour pouvoir les prendre en compte à la rentrée scolaire.

Le financement des nouveaux manuels n’est pour l’heure pas assuré. Il ne saurait en aucun cas être à la charge des familles, qui bénéficient actuellement du financement assuré par les Régions. Ces mêmes Régions ne sont pas dotées, dans un contexte budgétaire actuellement tendu, des moyens d’absorber une dépense non prévue, estimée pour l’Île de France à 20 millions d’Euros, dans un exercice budgétaire voté depuis fin 2009.

Le gouvernement doit donc assumer pleinement sa responsabilité :

- soit en s’assurant de conditions matérielles de mise en place acceptables et en apportant sans délai un financement d’Etat pour les surcoûts engendrés par ses décisions,

- soit en décrétant un moratoire sur l’entrée en vigueur des nouveaux programmes du lycée, jusqu’à ce qu’il en ait assuré pleinement la faisabilité.

Indépendamment de son contenu qui reste à évaluer dans les faits, les conditions de mise en oeuvre de cette réforme, si elles devaient rester en l’état, ne sauraient conduire qu’à un gâchis à la fois pédagogique et financier, préjudiciable aux élèves, au corps enseignant, aux collectivités territoriales, et in fine au système éducatif qui est notre bien commun.

Paris le 16 juin 2010

A propos du dernier Conseil municipal

cham | 09 juin, 2010 08:35

Vous trouverez ci-dessous, deux interventions d'Eric Chamault lors du dernier Conseil municipal.

 

*A propos du budget d’assainissement  

Monsieur le Maire,  

Je voudrais savoir quand ferez-vous un bilan de l’activité du SIARV (syndicat d’assainissement) dans notre ville.

 Vous avez transféré l’ensemble des compétences de la commune en matière d’assainissement à ce syndicat voilà un an et nous n’avons toujours aucune information sur les activités de ce syndicat.

 Je reste sur mes positions, vous avez eu tort de faire ce choix.

Les conséquences pour les Villeneuvois sont une augmentation conséquente du prix de l’eau :

pour une famille de 4 personnes qui consomme environ 112 m3 par, c’est une augmentation de 137 euros pour l'année. 

Par ailleurs, ce choix est hasardeux lorsque l’on sait que le SIARV traverse des difficultés budgétaires et a été sommé de remettre de l’ordre dans sa gestion. Beaucoup de travaux sont remis dans de nombreuses villes.

Qu’en est-il pour Villeneuve le roi ?  

Pouvez nous donner un échéancier des travaux d’assainissement pour

 pour l’année 2010 ?

   

 

*A propos de la suppression du Comité des Œuvres Sociales du personnel communal.

 

   Monsieur le Maire,  

Vous montrez encore une fois votre vrai visage. Lorsque quelque chose vous gène, vous vous en débarrassez. Depuis longtemps vous aviez le COS dans votre viseur. Voir des élus, en plus de la CGT, s’occuper des œuvres sociales du personnel vous ne le supportiez pas.  Mais voilà, ils ont été élus largement et démocratiquement par le personnel.

Mais voilà, les services qu’ils rendent sont appréciés du personnel. Mais qu’à cela ne tienne, il fallait vous en débarrasser.

 

 Première salve vous transférez les trois quarts de la subvention du COS au CNAS, organisme extérieur pour lui confier les prestations sociales. Vous avez donc dépouillé le COS d’une grande partie de ses prérogatives. 

Deuxième salve car cela ne suffisait pas, il fallait jeter le discrédit sur les élus du COS comme vous l’avez fait avec la MJC. Alors vous organisez un piège pour sanctionner honteusement son responsable. 

Et dernier acte, vous supprimez purement et simplement le COS. 

Ce sont des méthodes totalitaires, des méthodes de voyous et je n’ai pas peur de le dire des méthodes qui rappelle certaines périodes noires de notre histoire.

 Honte à vous. J’ai honte pour l’ensemble de la majorité.  

Comment avez vous pu laisser faire cela ?  J’en appelle à votre conscience.

 

Retraites : pour une réforme juste, durable et efficace

cham | 21 mai, 2010 17:07

Pour un système universel et personnalisé 

"Les retraites sont un formidable enjeu pour notre avenir, la réponse du gouvernement à ce problème n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux. Nous devons porter un projet responsable assurant au système de retraite des ressources stables et sécurisées.C’est bien le sens des propositions faites par Martine AUBRY au nom du PS pour une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :

Ø       Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus,

Ø       Garantir le niveau de vie des retraités,

Ø        Faire une réforme durable, garantissant l’existence de notre système par répartition,

Ø       Un retraite qui développe davantage les choix individuels, dans un cadre solidaire et protecteur ,

Pour ma part, je soutiens ces propositions, il faut maintenant qu’elles alimentent le débat avec l’ensemble des citoyens, notamment à Villeneuve le Roi."

Eric Chamault

Vous trouverez ci-dessous :

L'essentiel des propositions du Parti Socialiste :

Quatre piliers, vers un système universel et personnalisé :

1. De nouvelles ressources pour une retraite juste et durable

Des efforts justes sont des efforts partagés.


Pour assurer l'équilibre du système, il faut mobiliser 45 milliards d'euros    
(Lire la suite de l’article)

Tous à Paris le 29 mai pour la défense de la qualité des modes d'accueil des jeunes enfants

cham | 19 mai, 2010 12:30

Le mouvement "pas de bébé à la consigne " s'oppose aux mesures gouvernementales concernant les modes d'accueil  de la petite enfance. Regroupant de nombreuses associations et syndicats ils appellent l'ensemble des citoyens à agir pour des modes d'accueil de qualité.

Pour améliorer et développer les modes d'accueil et la scolarisation des jeunes enfants


Parents, professionnels, citoyens unis
pour la qualité de l’accueil et de la
scolarisation des jeunes enfants

Nous nous opposons :

  • aux mesures qui portent atteinte à la qualité des modes d’accueil : diminution des taux
    d’encadrement des enfants, déqualification des professionnels (modifications du décret sur
    l’accueil collectif), création de dispositifs dérogatoires aux normes d’accueil (jardins d’éveil,
    regroupements d’assistantes maternelles) ;

    aux suppressions de postes d’enseignants qui se traduisent par la perte de dizaines de
    milliers de places en école maternelle pour les jeunes enfants.


  • Nous demandons :

  • le développement des structures publiques ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes
    d’accueil ;

  • le rétablissement des postes supprimés dans l’éducation nationale, permettant à chaque
    famille qui le souhaite de scolariser son enfant entre 2 et 3 ans dans des conditions
    adaptées à cet âge d’entrée à l’école maternelle ;

    l’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés, dans les établissements
    d’accueil et à l’école maternelle ;

    un plan d’urgence pour la formation des professionnels par l’accroissement substantiel
    des places et des crédits dans les écoles de formation (auxiliaires de puériculture,
    éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices, enseignants et agents territoriaux spécialisés
    en école maternelle) ;

    l’abaissement du reste à charge financier pour les familles, leur permettant d’accéder au
    mode d’accueil de leur choix, pour aller progressivement vers la gratuité des modes d’accueil.

     

    Déferlante Nationale

    De la Petite Enfance

    individualisée avec l’enfant, dans un groupe suffisamment restreint.

    Depuis février, 4 journées exceptionnelles de grève de la petite enfance ont exprimé le rejet unanime de cette grande braderie des modes d’accueil.

    Le Gouvernement est pourtant resté sourd à ce "mouvement d'une ampleur inédite" (AFP, 8 avril 2010), refusant toute négociation.

    Décidemment ce Gouvernement n’aime pas les bébés et méprise parents & professionnels. Pourtant le président de la République n’avait pas annoncé aux parents qu’augmenter l’offre d’accueil se traduirait par la dégradation de la qualité d’accueil des tout petits !

     

     Pour le retrait des mesures qui bradent les modes d’accueil

    Pour un plan d’urgence pour la petite enfance

     

     

    Parents, professionnel-le-s, citoyens, Elus,

     

    Amplifions la Déferlante

     

     Manifestons ensemble dans les grandes villes de France 

      

    PARIS 14 h 30

    de Luxembourg à la bastille

     

    www.pasdebebesalaconsigne.comoi, dit

     

    Dialogue social à la mairie de Villeneuve-le-Roi : tais-toi, sinon...

    cham | 17 mai, 2010 16:04

      "Décidément le dialogue social n’est pas à l’ordre du jour au sein de notre municipalité. Brimades, sanctions, pressions, le tout dissimulé derrière des sourires et un discours de façade.  Ce que nous dénonçons depuis des années est toujours une réalité.

    Pour vous en convaincre, voici un communiqué du syndicat CGT du personnel communal de Villeneuve-Le- Roi. C’est édifiant. 

    Je renouvelle mon soutien à l’ensemble du personnel communal de Villeneuve-le-Roi et vous invite à le faire."   

     

    LA MAIRIE DE VILLENEUVE-LE-ROI 

    LA FACE CACHEE  

    Le syndicat CGT du personnel communal de Villeneuve-Le- Roi ainsi que certains agents municipaux tirent le signal d'alarme en adressant ce courrier à la population Villeneuvoise afin de l'informer d'une situation désastreuse ayant des conséquences dramatiques sur le fonctionnement de la Mairie et par conséquent sur les services rendus aux Villeneuvois. 

    En tant qu’employés communaux, nous sommes attachés à un réel Service public de qualité et nous nous employons à être les garants du service dû aux citoyens. Des jolis sourires, des poignées de mains chaleureuses de la part de notre Député Maire et de son administration mais derrière cette belle vitrine… Humiliations, pressions, sanctions disciplinaires, mépris, harcèlement, conditions de travail désastreuses, droits bafoués, aucune reconnaissance, aucune considération et bien sûr aucune concertation, voici l’enfer que vivent au quotidien les employés communaux toutes catégories confondues. 

    Notre Député Maire à beau affirmer que tout est magnifique, il n’en reste pas moins qu’il n’arrive pas à conserver ses cadres (4 départs entre fin avril et mai) comme d’ailleurs ses agents communaux qui finissent par  jeter l’éponge en quittant notre collectivité. De plus, de nombreux agents ne sont pas remplacés ce qui a pour conséquence d’importants dysfonctionnements dans tous les services occasionnant une véritable souffrance au travail. 

    Force est de constater que les méthodes désastreuses de l’équipe municipale élue détériorent de jour en jour le service rendu aux usagers. Comme la reconnaissance n’est pas de rigueur !!!

    Monsieur le Député-maire envoie pointer au chômage des agents d’entretien contractuelles en fonction depuis plusieurs années (7 ans pour la plus ancienne) dans les écoles primaires et maternelles de notre ville et ceci après de bons et loyaux services au sein de notre collectivité.

    Sans oublier que ces départs engendrent un manque de personnels dans les écoles ce qui fatalement conduit à un service rendu auprès des enfants, des enseignants (ménage, cantine) de moins bonne qualité.

    Comment faire plus avec moins ? 

    Autre fait marquant désolant et inacceptable concernant la méthode du Directeur des Services Techniques avec l’aval du Cabinet du Maire. Il a changé la serrure du local du Comité des Œuvres Sociales sans en avertir les élus de cette commission (Bravo  pour le dialogue social !!!)  Ce qui a pour conséquence de supprimer Cet espace de vie sociale appartenant à l’ensemble des agents de la mairie de Villeneuve-le-Roi qui ont été choqué par de telle méthode.

    En tant qu'employés municipaux, nous souhaitons mener à bien notre mission auprès de la population mais actuellement le bilan est dramatique.  Tous ces faits nous ont obligés à saisir à plusieurs reprises le Tribunal Administratif.

    C’est pour cela que nous tirons le signal d’alarme !!! Nous comptons sur vous.Vous pouvez nous apporter votre soutien à l’adresse courriel ci-jointe :

     cgt.commune.vlr@gmail.fr 

    Veuillez agréer, chers concitoyens nos respectueuses salutations. 

    Le Syndicat CGT des territoriaux de Villeneuve-le-Roi 

    Associations menacées : réagissons!

    cham | 10 mai, 2010 16:40

     Sport, éducation populaire, économie sociale et solidaire…Et si les collectivités territoriales n’existaient pas ?  

    La politique menée depuis plusieurs années, et particulièrement depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, menace la vitalité associative de notre pays, ce que la gauche n’a cessé de dénoncer en exprimant, à de nombreuses reprises, ses préoccupations quant aux coups portés au mouvement sportif, à l’éducation populaire et à l’économie sociale. La vie associative est cruciale pour notre société.

    Vingt millions de Français dont 14 millions de bénévoles sont membres d’une association et engagés dans la construction de projets collectifs portés par ces associations. Le désengagement de l’État, l’affaiblissement des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.

     Les collectivités territoriales dirigées par la gauche ont pallié dans l’urgence ces mesures dévastatrices, par des politiques locales, volontaristes, responsables et soucieuses des besoins quotidiens des Français.

     Mais la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner les projets portés par le mouvement associatif est aujourd’hui mise en danger par l'étranglement financier des collectivités locales et par le projet de réforme des collectivités territoriales.  

    Le soutien local au sport, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire en sera gravement affecté. 

    Cette destruction programmée du paysage associatif justifie que tous les citoyens se mobilisent et s’y opposent. 

     Ensemble : 

    Nous exigeons le retrait des projets territoriaux du gouvernement qui menacent la vitalité du mouvement, des valeurs et des projets associatifs ; 

    Nous voulons des pouvoirs publics engagés auprès des associations, pour soutenir leurs actions, essentielles pour les Françaises et les Français. 

    Il faut non seulement maintenir mais aussi développer sur tout le territoire, au plus près des citoyens, le sport, l’éducation populaire, l’ensemble des services d’intérêt général portés par les associations, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la vitalité démocratique.  

    Rejoignez-nous! 

    SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR :

    defendonsnosterritoires.fr    

    Liste des premier-e-s signataires :

     
    (Lire la suite de l’article)

    Le Kiosque s'expose : heureuse initiative

    cham | 10 mai, 2010 10:13

    Je tiens à saluer l'heureuse initiative du service culturel de notre ville qui a mis à l'honneur de nombreux artistes tout autour du kiosque dimanche dernier. Ainsi peintres et sculpteurs ont pu faire partager leur passion au Villeneuvois loin des salons un peu confidentiels ; le tout associé à la musique du jack Big Bang. C'est une ouverture de la culture sur la ville que j'approuve entièrement.

    Ils étaient des milliers...

    cham | 03 mai, 2010 17:26

    Ce dimanche 25 avril, journée du souvenir des déportés fut l’occasion de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont subi l’internement dans les camps de concentration et d’extermination du régime Nazi de 1933 à 1945. Ces femmes et ces hommes qui n’avaient commis comme « crime » d'être juifs, résistants, opposants politiques, syndicalistes, homosexuels, catholiques, tziganes, slaves….

     

    Souvenons-nous… pour empêcher que cela ne se reproduise.

     

    « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres, tremblants dans ces wagons plombés… » comme le dit Jean Ferrat dans sa merveilleuse chanson « Nuit et Brouillard » qui a créé l’émotion lors de la cérémonie à Ablon.

    On ne peut que regretter que la municipalité de Villeneuve le Roi ait refusé la diffusion de cette chanson que vous pourrez lire ci-dessous.

    Lisez, mais surtout, écoutez la : c'est un moment d'émotion pure.

     

    Salut Jean Ferrat.

     

    Nuit et brouillard

    par Jean Ferrat

    Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
    Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
    Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
    Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

    Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
    Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
    Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
    Ils ne devaient jamais plus revoir un été

    La fuite monotone et sans hâte du temps
    Survivre encore un jour, une heure, obstinément
    Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
    Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

    Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
    Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
    D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
    Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

    Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
    Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
    Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
    Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

    Les Allemands guettaient du haut des miradors
    La lune se taisait comme vous vous taisiez
    En regardant au loin, en regardant dehors
    Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

    On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
    Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
    Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
    Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

    Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
    L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
    Je twisterais les mots s'il fallait les twister
    Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

    Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
    Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
    Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
    Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

     

    Nous devons penser le monde d’après-crise et opérer une rupture

    cham | 23 avril, 2010 16:16

    Les socialistes débattent et proposent

    Interview dans Libération de Pierre Moscovici qui détaille son rapport appelant à «un socialisme de la production» et néanmoins écologique.

     Vingt-deux pages pour renouveler le logiciel du PS. Le texte pour un «Nouveau modèle économique social et écologique» présenté, hier soir, au bureau national devrait être validé par les militants, dans la foulée du conseil national qui aura lieu le 27 avril. Chargé de piloter ce «travail collectif», Pierre Moscovici, député du Doubs, en livre les principaux éléments.
    Quelle est la philosophie du «nouveau modèle» que vous proposez ?
    Avec Martine Aubry, nous sommes partis d’une question : quel modèle de développement, quels changements profonds de société les socialistes peuvent-ils proposer ? Notre conviction, c’est que la crise et ses bouleversements appellent à bâtir une alternative. Il y a une rupture à opérer : nous devons penser le monde d’après.
    Cela passe par le volontarisme comme troisième voie, entre libéralisme et le retour aux nationalisations…
    Je ne m’inscris pas dans ces catégories. Ce que nous voulons, c’est que ce nouveau modèle soit fidèle à nos valeurs de toujours (la recherche de l’égalité, la démocratie sociale et politique, le progrès, la régulation, l’internationalisme, l’engagement européen), mais en privilégiant fortement le long terme et en tâchant de bâtir une société du bien-être.
    Est-ce cela que Martine Aubry nomme la «société du soin» ?
    Nous souhaitons bien sûr que chacun puisse avoir un emploi et davantage de pouvoir d’achat, mais aussi acquérir les moyens de son épanouissement personnel. En somme, une société où l’on prépare le développement durable, où l’on prend soin des autres, de soi et de la collectivité.
    Cela ne vous enferme-t-il pas dans le socialisme compassionnel ?
    Pas de caricature ! Notre approche est multidimensionnelle. Elle est économique, avec un socialisme de la production, mettant fortement l’accent sur le volontarisme économique et la modification écologique de nos modes de production et de consommation. Elle est sociale, avec le rétablissement de la justice fiscale, via la création d’un grand impôt citoyen progressif qui marie l’actuel impôt sur le revenu et la CSG, ou avec une fiscalité plus intelligente du patrimoine.
    Comment mettre en œuvre ce socialisme de la production ?
    Traditionnellement, le socialisme c’est la redistribution, la justice sociale et fiscale. Nous conservons cela, mais nous partons d’un autre postulat : on ne peut redistribuer que ce que l’on a produit. Il n’y a pas d’économie forte sans industrie forte. Il faut donc construire un nouveau modèle productif, afin d’aboutir à une croissance qui soit durable, sélective et qui privilégie les biens communs. Le volontarisme, en la matière, consiste à ce que la puissance publique vienne épauler le marché dans le soutien du système productif. Cela se traduit par une proposition centrale : créer un «pôle public d’investissement industriel», regroupant les outils existants actuellement, dont la vocation sera d’aider l’industrie avec une politique de filière, attentive aux PME et TPE, mais aussi aux sites de production à reconvertir ou à conforter.
    Quid de la régulation de la finance ?
    Nous voulons une réforme d’ensemble du système financier : limiter la taille des établissements voués à la spéculation, séparer les activités de dépôt et d’investissement, mettre en place une agence de notation publique sous l’égide de l’Eurogroupe. Nous sommes favorables à une taxe Tobin [sur les mouvements de capitaux, ndlr].
    Comment y parvenir «sans changer les traités européens» comme l’indique votre texte ?
    Ne relançons pas la querelle ! Les institutions européennes marquent des progrès encore insuffisants. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait. Nous voulons un gouvernement économique européen, une coordination plus forte des politiques économiques nationales, une augmentation du budget communautaire pour la solidarité et la modernisation de l’économie, un instrument de type Fonds monétaire européen : tout cela est possible sans modification des traités. Ce qu’il faut changer, et fortement, c’est l’orientation politique.
    En quoi votre projet est-il plus écolo ?

    Incontestablement, on trouvera dans ce texte un véritable tournant social-écologique, avec pour idée de changer les modes de production et de consommation en se fondant sur la qualité, l’utilité et la durabilité des produits. Et ce par une fiscalité écologique bien calibrée et une TVA écomodulable, pouvant faire l’objet de baisses ciblées selon des critères environnementaux.

     

    Ce texte est-il une façon de tordre le coup à l’antienne d’un PS «sans projet» ?

     La gauche, depuis les régionales, est placée devant l’ardente obligation de préparer l’alternance. Celle-ci n’est pas automatique, mais elle est devenue possible. C’est pourquoi nous avons besoin d’un projet conquérant et crédible, conscient de la situation des finances publiques de la France et qui puisse nous rassembler et convaincre. 

    1er mai pour une France juste et solidaire

    cham | 23 avril, 2010 14:07

    Emploi, salaires, retraites, avec le mouvement social

     

    La réforme des retraites est un enjeu essentiel, au plein sens du terme, pour notre pays.

    Il touche à l’avenir de notre système de solidarité, mais plus globalement à l’idée

    que l’on se fait de la justice sociale. Oui, une réforme est nécessaire, non seulement

     pour sauvegarder un système qui avec l’allongement de la vie a besoin de nouvelles

    ressources  pour garder sa pérennité, mais aussi pour l’améliorer car il entretient

     encore trop d’inégalités notamment entre les hommes et les femmes, et

    d’hétérogénéité notamment  entre le public et le privé. Pour résumer : réformer oui,

    mais pour le progrès.

    Or c’est tout l’inverse que le gouvernement annonce : réformer par la régression sur les

     droits déjà acquis.

    Pourtant il est possible de conjuguer : maintien du système de retraite par

    répartition garant de la solidarité, maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, prise

    en compte de la pénibilité du travail, l’élargissement de l’assiette des cotisations

    aux revenus du capital et du patrimoine, transparence des droits de chacun tout au

    long de son parcours professionnel.

    Bien entendu tout cela est lié à la défense du pouvoir d’achat et des salaires, et à une

    politique de l’emploi et de lutte contre les licenciements.

    Pour le gouvernement, après le « travailler plus pour gagner moins », c’est le « travailler

    plus longtemps en cotisant plus, pour gagner moins à la retraite ».

    Le 1er mai, ce sera pour les socialistes, avec la gauche politique et syndicale,

    l’occasion de réaffirmer la nécessité de retraites justes, de salaires décents, et

     d’emplois stables, dans une France juste et solidaire.

    Il faudra être nombreux pour être entendu et préparer l’avenir.

     

    Pour le cortège francilien, le rendez-vous des socialistes est donné à 14h30, à l'angle de la Place de la République et rue du Temple.

    Les Etats généraux sur la sécurité à l'ecole ont-ils été utiles?

    cham | 23 avril, 2010 13:37

    D'après Bruno Julliard, secrétaire national à l'éducation du PS, les débats des Etats généraux de la sécurité à l’Ecole ont révélé l’absurdité de la politique du gouvernement et le décalage complet entre la réalité de la violence scolaire et le discours démagogique de la droite.

    Pendant deux jours, à la Sorbonne, les intervenants ont répété que la dégradation l’environnement social et urbain était la principale cause de la montée et de la répétition des violences. Ils ont dit que les classes trop chargées aggravaient la situation et que les jeunes enseignants n’étaient pas suffisamment armés pour faire face au climat qui règne dans les établissements les plus difficiles.

    Ils ont insisté sur l’importance de la pérennité des effectifs, de la présence des adultes dans les établissements. L’exclusion des « perturbateurs » a été dénoncée par les spécialistes de la délinquance parce qu’elle ne fait que déplacer le problème.

    A de nombreuses reprises, il a été souligné que la réforme de la formation des maîtres était totalement incompatible avec la volonté de lutter contre les violences scolaires.

    Qu’attend le ministre pour en prendre acte ? Pour revenir sur les suppressions de postes d’enseignants, réagir à l’insuffisance du nombre de surveillants, de CPE, de Copsy, d’infirmières ?

    En réalité, ces journées n’ont servi à rien. M. Châtel a préféré répéter ce que Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé, et qu’aucun expert ne préconise : « sanctuarisation », développement des équipes mobiles de sécurité extérieures à l’établissement et n’intervenant qu’après coup, suppression des allocations familiales des parents d’élèves absentéistes et mise à l’écart des « élèves qui ne peuvent suivre une scolarité normale ».

    Le ministre de l’éducation a beau jeu de promettre d’introduire la gestion de crise et la tenue de classe dans la formation des enseignants : à quoi cela sert-il s’il ne renonce pas à son projet de réforme qui conduit à envoyer au casse-pipe, à plein temps dès la rentrée, des professeurs sans aucune expérience ?

    Apporter une réponse sérieuse et pragmatique au problème de la violence nécessite un changement radical de toute la politique éducative de ce gouvernement. Il faut immédiatement mettre un frein à la suppression des postes et suspendre la réforme de la formation.

     Qu'en pense le Député Didier Gonzalès qui a voté des deux mains le budget de l'Education Nationale?

    Les Départements ne mourront pas en silence !

    cham | 23 avril, 2010 13:08

    Vous trouverez ci-dessous la position de la Présidente du groupe majoritaire de gauche de l’Assemblée des Département de France, Marie-Françoise PEROL-DUMONT, concernant les difficultés que rencontrent les Conseil généraux face aux tranferts de charges dont l'Etat se rend coupable.

     "Marie-Françoise PEROL-DUMONT tient à exprimer au nom de son groupe toute, sa solidarité avec Claude Bartolone (Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis) dans sa décision de présenter un budget en déséquilibre en raison de l’étranglement financier dont il est victime aujourd’hui.

    Le cas de la Seine-Saint-Denis est loin d’être isolé, il est même en passe de devenir la règle. Alors que les budgets pour l’année 2010 viennent tout juste d’être votés, la situation des finances départementales est extrêmement préoccupante. Selon des données officielles, près d’une trentaine de Conseils généraux se trouvent dès aujourd’hui dans le « rouge ».

    D’ici deux ans, tous les départements français seront touchés et nombre d’entre eux ne pourront plus équilibrer leur budget.

    La principale raison de cette situation dramatique réside dans le transfert massif des charges de l’Etat vers les Conseils généraux. Selon l’ADF, pour la seule année 2008, près de 4 milliards d’euros n’ont pas été versés aux départements par l’Etat au titre du financement des allocations nationales de solidarité (APA, RSA, PCH).

    Ces prestations universelles concernent chaque année des millions de nos concitoyens, souvent dans le besoin. Nous ne pouvons accepter qu’ils payent aujourd’hui au prix fort à travers leurs impôts locaux ces choix gouvernementaux injustes.

    Aussi, se joignant à la démarche entreprise par sept départements (Côtes-d’Armor, Haute-Loire, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Saône-et-Loire, Territoire-de-Belfort, Val-de-Marne), les 58 Présidents de Conseils généraux du groupe majoritaire de gauche de l’ADF n’hésiteront pas à saisir le juge constitutionnel pour défendre le respect du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales aujourd’hui bafoué.

    Le groupe majoritaire de gauche de l’ADF demande donc à l’Etat d’admettre la réalité des difficultés rencontrées actuellement par les Conseils généraux et d’accepter la recherche d’un consensus autour de solutions permettant de pérenniser durablement les finances départementales."

    L'Hôtel du département du Val-de Marne

    Pour notre département, le Val-de-Marne, c'est la somme de 325 millions d’euros qui est due par l’État  au titre des transferts de compétences non compensés depuis 2004!!!

     
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