NEXITY : QUELLES CONSEQUENCES POUR NOTRE VILLE?

Vous trouverez ci-dessous une dépêche parue dans "nouvelobs.com" du 9 octobre concernant les difficultés de NEXITY, ainsi que l’interview de son PDG parue dans "Le Monde" du 9 octobre.

Je rappelle que NEXITY est le promoteur du projet immobilier "Parc en Seine" initié par le Maire de Villeneuve-le-Roi, voie de Seine.

Les Villeneuvois ont le droit de connaître l’impact que vont avoir les difficultés de ce promoteur sur ce projet et ses conséquences pour notre commune.

J’interpelle donc publiquement le Maire de Villeneuve-le-Roi afin qu’il informe en toute transparence les habitants de notre commune sur cette situation.

Eric Chamault

 

"180.000 salariés du bâtiment menacés par le chômage"

NOUVELOBS.COM | 09.10.2008 | 15:1

Alain Dinin, PDG du promoteur immobilier Nexity, qui a prévu un plan social, estime que le secteur pâtit fortement de la baisse de la construction dans le neuf.

 

(c) Reuters

 

Le secteur du bâtiment risque d’être fortement touché par la crise financière et immobilière. Selon Alain Dinin, PDG du promoteur immobilier Nexity, 180.000 salariés sont menacés de chômage en raison de la baisse de la construction dans le neuf, estime dans une interview au Monde daté de vendredi.
"En 2008, les mises en chantier pourraient être inférieures de 90.000 à celles de 2007. Or, la ‘production’ d’un logement nécessite l’emploi de deux personnes. Environ 180.000 salariés sont donc menacés de se retrouver au chômage", affirme Alain Dinin dans un entretien au Monde daté de vendredi 10 octobre.
Le PDG de Nexity a ajouté que "les pertes de chiffres d’affaires ou de recettes fiscales pour l’Etat" pourraient atteindre la somme de "3 milliards en moins rien que pour la TVA".
Plus tôt dans la journée, le groupe Nexity avait annoncé qu’il allait mettre en oeuvre un plan social pour 150 personnes, et revoir en baisse sa prévision de bénéfice net pour 2008, à 140 millions d’euros contre 200 millions, à cause de la dégradation du marché.

 

Alain Dinin, PDG du promoteur immobilier Nexity
"Les mises en chantier pourraient être inférieures de 90 000 à celles de 2007"
LE MONDE | 09.10.08 | 12h44  •  Mis à jour le 09.10.08 | 12h50

remier promoteur immobilier en France, Nexity est un acteur complet du logement. Il possède les réseaux de franchise d’agences immobilières Century21 et Guy Hocquet, ainsi que plusieurs administrateurs de biens. En 2007, la Caisse d’épargne est entrée dans le capital du groupe à hauteur de près de 40 % en apportant une partie du Crédit foncier, les activités d’administration Keops… Le PDG de Nexity, Alain Dinin (57 ans), donne son analyse de la crise financière.

 

Comment accueillez-vous la baisse des taux décidée, mercredi 8 octobre, par les banques centrales ?

C’est très bien si les banques la répercutent directement sur les prêts qu’elles accordent. Cela permettra de réactiver la machine à crédits. Mais j’ai quelques doutes là-dessus.

Quel est l’impact de la crise financière sur le secteur de l’immobilier ?

En 2007, 128 000 logements neufs avaient été commercialisés. Cette année, nous devrions redescendre à 75 000, sans prendre en compte les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, qui prévoient le rachat de 30 000 habitations.

Quelles seront les conséquences sur l’emploi de ce recul de l’activité ?

En 2008, les mises en chantier pourraient être inférieures de 90 000 à celles de 2007. Or, la "production" d’un logement nécessite l’emploi de deux personnes. Environ 180 000 salariés sont donc menacés de se retrouver au chômage. Sans compter les pertes de chiffre d’affaires ou de recettes fiscales pour l’Etat, soit 3 milliards en moins rien que pour la TVA.

Que pensez-vous du plan de soutien à l’immobilier annoncé par l’Elysée ?

Ce sont des mesures sans précédent, qui vont dans le bon sens, mais elles ne produiront une partie de leurs effets qu’en 2009. S’agissant des 30 000 logements vendus à un prix décoté, de quoi parle-t-on ? Si ces habitations sont destinées au parc locatif social et qu’elles sont soumises à une TVA de 5,5 %, alors nous pouvons aller jusqu’à 20 % de décote. Sinon, nous serons en mesure de baisser nos prix de 8 % à 10 %.

Quelles mesures prenez-vous face au ralentissement ?

Nous avons gelé 129 programmes de construction en France, soit un tiers de notre activité. Des agences ont fermé et nous avons quitté le Portugal ainsi que la République tchèque. Au total, nous allons supprimer 500 emplois ; dans la plupart des cas, il s’agira de départs naturels qui ne seront pas compensés. Sous réserve qu’il soit accepté par les syndicats, un plan de sauvegarde de l’emploi devrait concerner 150 personnes. Ces coûts de restructuration grèveront notre résultat net de 60 millions d’euros, qui s’ajoutent aux 20 millions annoncés en juin.

Vous n’atteindrez donc pas vos objectifs en termes de résultats…

Nous avions trois buts. Atteindre 9 % de parts de marché ; nous les dépasserons. Réaliser une marge d’exploitation de 8 % ; nous y serons. En revanche, nous visions 200 millions de résultat net, mais nous tablons désormais sur 140 millions.

Le contexte de restriction du crédit menace-t-il votre situation financière ?

Notre pool bancaire nous a confirmé que nous avions jusqu’en 2012 pour rembourser notre dette. Notre trésorerie nette s’élève à 200 millions. Je suis donc serein.

Votre cours de Bourse est tombé aux alentours de 8 euros, soit une chute de 73 % depuis le 1er janvier. Cette dévalorisation ne pose-t-elle pas problème à votre actionnaire, les Caisses d’épargne, qui est obligé de l’inscrire dans ses comptes ?

Le rapprochement avec les Caisses d’épargne a été une bonne alliance. Elle offre à Nexity une structure d’actionnaires solide. La complémentarité entre les deux entreprises commence à faire son chemin. Le portefeuille de clients des Caisses d’épargne nous permet de gagner des parts de marché. Quant au cours de Bourse, je ne comprends pas. Notre valorisation est inférieure aux 23 % que nous détenons dans le Crédit foncier. Cela signifie-t-il que notre chiffre d’affaires, nos 1570 agences immobilières, les 8 % de marge que nous réalisons, ne vaudraient rien ?

Néanmoins, votre actionnaire commence-t-il à s’impatienter ?

Pour l’instant, les Caisses d’épargne ne se sont pas préoccupées par la valeur de notre entreprise, car elle ne correspond pas à sa cotation. Elles n’ont pas l’intention de nous vendre. Par ailleurs, elles vont se rapprocher des Banques populaires, qui ont pour stratégie de constituer avec Foncia un pôle immobilier. Maintenant, notre rôle, c’est de créer de la valeur. Nous sommes sur un marché structurellement demandeur. Politiquement, les pouvoirs publics ne peuvent pas laisser le logement s’effondrer. A nous de savoir naviguer dans ce contexte.

 

 

 

Propos recueillis par Bertrand Bissuel et Stéphane Lauer

Communiqué des élus de gauche du Val de Marne contre la réforme de la DSU

  

La DSU doit être maintenue.

 

A la veille de la présentation du Budget de l’Etat pour l’année 2009 à l’Assemblée nationale et au Sénat, le gouvernement annonce une modification des règles d’attribution de la Dotation de Solidarité Urbaine versée aux communes qui la perçoivent.

 

Il propose de supprimer le critère «logements sociaux» pour la définition des sommes à leur verser.

 

Ce changement de calcul, s’il était confirmé, réduirait une nouvelle fois, après de nombreuses années de réduction continue, les ressources de 18 villes du Val de Marne, dont 15 dirigées par un maire de gauche.

 

Ces villes qui ont construit de nombreux logements sociaux pour répondre aux besoins de leurs habitants ne verraient plus leurs efforts pris en compte. C’est injuste ! Et la diminution de leurs recettes aurait aussi des répercussions très importantes sur les politiques sociales qu’elles mettent en oeuvre pour aider et soutenir leurs populations. C’est inacceptable !

 

L’attaque contre la DSU va de pair avec la baisse massive des financements pour les projets ANRU, la baisse de la DGF qui n’augmenterait que de 2% alors que l’inflation a augmenté de 3.4% et chacun se doute que dans le contexte de crise financière actuelle, ce sont toutes les autres dotations que le gouvernement tentera encore de réduire.

 

C’est pourquoi l’association des élus communistes et républicains, la fédération des élus socialistes et REAL du Val de Marne appellent  tous les Maires et tous les Elus locaux, ainsi que tous les Parlementaires du département à refuser tous ensemble, solidairement, toutes nouvelles réductions des ressources des collectivités territoriales.

 

Les élus socialistes, communistes et du REAL appellent à faire du mardi 7 octobre une journée d’information de la population, des associations et des acteurs locaux, et à prendre toutes les initiatives pour défendre les finances locales sous des formes diverses : grève administrative, pétitions, rencontres publiques, actions des élus en soutien aux  personnels territoriaux lors des débrayages et des grèves annoncés ce jour là.

 

 

Pour la Fédération des élus socialistes : Patrick SEVE, Maire de l’Hay les Roses

Pour la Fédération des élus communistes  : Dominique ADENOT, Maire de Champigny

Pour le Rassemblement des élus et des acteurs locaux : Daniel BREUILLER, Maire d’Arcueil