APPEL D’ELUS D’ILE-DE-FRANCE POUR UNE GESTION PUBLIQUE ET DEMOCRATIQUE DE L’EAU

Ci-dessous, l’appel de nombreux élus d’Ile de France, en faveur d’une gestion publique de notre eau potable.

« L’eau est un bien commun de l’humanité ».

Cette formulation prend de plus en plus son sens aujourd’hui, que ce soit dans le monde, où plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable et 2 milliards et demi à l’assainissement, mais aussi en France où chaque été de nombreuses régions sont soumises à des restrictions de consommation.

Sur le territoire de la petite couronne parisienne, la production et la distribution de l’eau sont organisées par un syndicat intercommunal : le SEDIF, qui regroupe 142 villes adhérentes. Depuis 1923 le service est concédé à la Compagnie Générale des Eaux (CGE), aujourd’hui Véolia.

Alors que le contrat actuel arrivera à échéance le 31 décembre 2010, le comité syndical du SEDIF est convoqué le 11 décembre 2008 par son président, M. André Santini, pour se prononcer sur le mode de gestion futur du syndicat. Nous sommes élus d’Ile-de-France d’une grande diversité de sensibilités politiques. Pour nous la maîtrise publique réelle de la gestion de l’eau potable est fondamentale.

Montant de la facture, tarification sociale, protection de la ressource, bon entretien des réseaux, qualité de l’eau, maîtrise des savoirs et de la recherche… autant d’enjeux qui seront influencés par le mode de gestion de l’eau que nous choisirons et qui doivent être traités en toute transparence.

Or le système de gestion actuel ne permet pas suffisamment de lisibilité des coûts de gestion délégataire. Plusieurs enquêtes, y compris celle réalisée pour le SEDIF lui même, laissent planer un doute sur une « surfacturation » par Véolia, et apportent des arguments précis sur des économies potentielles tangibles sur les factures d’eau des Franciliens.

 

De nombreux organismes publics (Cour des comptes, Chambre régionale des comptes …)ont conclu qu’une délégation à une société privée amène un surcoût sensible par rapport à une régie publique.

C’est aussi pourquoi nous n’acceptons pas la proposition du Président Santini de reconduire le mode de gestion actuel. Et nous nous prononçons pour une gestion publique de l’eau.

Une chose est sûre : il faut absolument que le choix fait le soit sur la base d’une compréhension des enjeux, et débattu, comme cela se passe actuellement, avec nos concitoyens et avec leurs associations.

Un grand nombre de conseils municipaux se sont engagés lors des dernières élections municipales à soumettre au débat démocratique ces enjeux et les différentes hypothèses qui s’offrent aux franciliens pour la gestion de leur eau. Beaucoup se sont déjà prononcés par un voeu.

Nos concitoyens doivent pouvoir avoir confiance. Il faut donc miser sur la citoyenneté et sur la démocratie, afin que tous les élus en charge de ce service public puissent fonder unjugement éclairé sur cet enjeu majeur.

Il nous paraît souhaitable que les conseils municipaux des villes adhérentes puissentbattre et délibérer en toute connaissance de cause avant que les délégués du SEDIF ne se réunissent et ne soient amenés à se prononcer sur l’avenir de la gestion de l’eau en Ile-de-France.

 

SIARV : Le président du Conseil général prend position !

Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, dans une lettre, prend position contre la décision du maire de Villeneuve-le-Roi d’ahérer au syndicat d’assainissement SIARV. En celà, il rejoint le combat des élus d’opposition  et du Conseiller général qui font signer une pétition.

Ci-dessous, le texte de la lettre :

Lettre aux habitantes et habitants de Villeneuve-le-Roi 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, 

La ville de Villeneuve-le-Roi a pris la décision d’adhérer au SIARV (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de la région de Villeneuve-Saint-Georges) et donc de lui transférer sa compétence assainissement. 

Je regrette que jamais, à quelque moment que ce soit, le maire n’ait jugé courtois de m’en  avertir au préalable et je ne peux approuver cette décision.

  

En effet, depuis des années, les services départementaux, notamment ceux de notre Direction des services de l’Environnement et de l’Assainissement, travaillent sur un domaine où se croisent les grands enjeux auxquels notre département doit faire face pour assurer un service public efficace, avec le souci de gérer globalement et durablement les ressources. 

Cette volonté s’est traduite sur le territoire de la commune de Villeneuve-le-Roi par de très nombreux travaux réalisés ces dernières années : 

3M€investis pour offrir un exutoire d’eaux usées à la zone industrielle et désenclaver ainsi le réseau d’assainissement de la zone pavillonnaire des quartiers nord de la ville ; 

500 000 € consacrés à la mise aux normes des deux stations départementales de relèvement des eaux de cette commune ; 

1million d’€ consacrés au bassin de stockage des eaux pluviales de 3 200m3, construit en vue de favoriser le développement économique d’Air France Industrie. Je désapprouve aussi cette décision contraire à l’intérêt général et qui conduirait à augmenter de plus de 0,6 € le prix du m3 d’eau

En effet, l’adhésion de la ville va générer pour les habitants le paiement de deux redevances -au SIARV et à la Lyonnaise des eaux- au lieu d’un seul actuellement. 

Cela se traduirait donc pour une famille de 4 personnes qui consomme 200m3 d’eau par une augmentation de quelque 120 € par an. A l’heure où de toute part, des mesures gouvernementales viennent encore plus amputer et fragiliser le pouvoir d’achat de nos concitoyens, cette décision est injuste et inacceptable. 

Je ne peux aussi l’approuver,parce qu’elle est motivée par une aberration hydraulique puisque Villeneuve-le-Roi est la seule ville en rive gauche de Seine inscrite au schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de l’Yerres et ce, contre l’avis unanime des conseillers généraux. 

Cette décision vient s’ajouter aux nombreuses attaques que subissent les services publics et leurs salariés en général et ceux de l’eau et l’assainissement en particulier menacés par les logiques de marchandisation. 

C’est pour toutes ces raisons qu’avec Jacques Perreux, vice-président en charge de l’Eau, de l’Assainissement, des Énergies nouvelles et du Développement durable, nous avons demandé au maire et la municipalité de Villeneuve-le-Roi d’abandonner leur volonté d’adhérer au SIARV. Dans cet esprit, mon collègue Jacques Perreux a rencontré le 3 octobre dernier Monsieur Didier Gonzales, votre député-maire.  Lors de cette réunion, il a été convenu de prendre deux mois pour travailler de concert à une alternative à cette demande d’adhésion pour permettre tout à la fois de contribuer à trouver, avec notre service public de l’assainissement, des solutions aux enjeux de l’environnement à Villeneuve-le-Roi et de ne pas déclencher une augmentation importante de la redevance pour les usagers. 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, soyez assuré(e)s de ma plus vive détermination à garantir pour tous les Val-de-Marnais, sur l’ensemble de notre territoire un service à la hauteur des enjeux de notre temps.

Mobilisons-nous pour la défense de notre école publique!


 

"L’éducation est notre avenir, il ne doit pas se décider sans nous" est un appel lancé par 24 organisations et à l’initiative de la manifestation nationale du 19 octobre dernier, qui a rassemblé 80 000 personnes pour la défense de l’école publique.

Le gouvernement persiste dans sa politique de postes supprimés de disparition programmée des Rased de remise en cause de l’école maternelle…

La mobilisation continue, les enseignants seront en grève le 20 novembre et d’autres initiatives sont en cours. Notamment, alors que le projet de budget 2009 est en discussion, nous sommes invités à écrire aux parlementaires la lettre suivante que vous pouvez personnaliser pour Didier Gonzalès, député de notre circonscription :

  Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), 

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïc d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble.

Mais je n’arrive pas à imaginer ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi certaines difficultés. C’est pourquoi je souhaite passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants » et leur donner un haut niveau de formation.

Pour moi, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ?

Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 nouvelles suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais j’affirme que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions.

 Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous. Aussi, je pousse  moi aussi aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, je ne veux pas ! Je veux pour nos enfants une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes au meilleur niveau.Je veux pour cela que d’autres choix soient faits.

Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? J’en appelle à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement.

Je n’accepte pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini à l’inverse de ses aspirations, à ces questions fondamentales !

L’opinion publique a massivement apporté son soutien à ces idées et à l’appel national lancé par plus de 47 organisations.  80 000 manifestants ont exprimé le dimanche 19 octobre dernier leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de démolition du service public d’éducation. I

ls ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir. Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise accentue.

Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.Alors, Monsieur Madame le(la) député(e) sénateur(trice), je m’adresse à vous afin de savoir quelle sera votre position lors du prochain examen du projet de budget 2009 à l’Assemblée Nationale (Sénat).

Lors de ces débats, chaque parlementaire, élu des citoyens, devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où l’éducation doit plus que jamais être un investissement pour l’avenir.

C’est pourquoi, je vous demande de m’expliquer ce qui fondera votre vote en faveur ou en défaveur de ce projet de budget.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), l’expression de mes salutations distinguées.    Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice)

Adresse permanence localeou adresse Assemblée (Sénat)(Assemblée nationale : 126, rue de l’Université 75355 Paris 07 SP)(Sénat : Palais du Luxembourg, Casier de la poste ,15 rue de Vaugirard 75291 PARIS Cedex 06)  Copie à (option) :          République du Centre          Echo du Gâtinais

Hausse du prix de l’eau : un succès pour la pétition.

 

Ce dimanche, sur le marché, les élus d’opposition et notre conseiller général ont alerté les Villeneuvois concernant la décision du maire de déléguer l’assainissement de notre ville à un syndicat : le SIARV.

Cette décision entraînera une hausse de la redevance d’assainissement de près de 18% pour les familles Villeneuvoises. (voir texte plus bas).

 

En 2 heures, plus de 500 personnes ont signé la pétition qui demande au maire de surseoir à sa décision.

 

Mécontent, celui-ci a fait appel à la police nationale pour faire cesser cette campagne de signature, alors que lui-même faisait signer une autre pétition à l’intérieur du marché couvert. Cette affaire sera, bien sur, classée sans suite, la police ayant à s’occuper d’autres problèmes plus sérieux, alors que nous ne faisions qu’user de notre droit d’expression et d’information de la population.

 

Nous continuerons à faire circuler et signer cette pétition dans l’intérêt des Villeneuvois.

 

Retrouver le texte d’appel des élus d’opposition et du Conseiller général ci-dessous :

 

Une décision de la majorité du Conseil Municipal va entraîner une augmentation de  18% du prix du m3 d’eau. 

La majorité municipale a décidé, de transférer la gestion de l’assainissement de l’eau à un syndicat intercommunal, le SIARV, et donc à la Lyonnaise des eaux, groupe privé. 

Cette décision, censée permettre de réaliser les travaux d’assainissement que la commune n’a plus fait depuis 2001, aura un effet immédiat pour les villeneuvois. Elle entraînera, dans un premier temps, une augmentation du prix de l’eau de 0,68 euros par m3. Soit un surcoût annuel d’environ 70 euros pour une famille de 3 personnes, de 85 euros pour une famille de 4 personnes ou encore de 105 euros pour une famille de 5 personnes. Notre eau était déjà l’une des plus chères de France avec la gestion opaque de la société Véolia (ancienne Compagnie Générale des Eaux).

 En cette période où le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations de tous, une telle augmentation va aggraver la situation de beaucoup de familles. 

Parce que l’assainissement est une nécessité majeure nous lui demandons :

Ø      d’expliquer où sont passés les millions d’euros collectés depuis 2001 par la commune au titre de la taxe d’assainissement, pour financer des travaux d’assainissement et de mise aux normes qui n’ont presque pas été réalisés.

Ø      de rendre public un calendrier de travaux pour le renforcement et la modernisation des réseaux d’assainissement qui doit être financée par cette taxe déjà perçue. Travaux complémentaires de ceux, considérables, que le Conseil général a déjà engagés dans ce domaine à Villeneuve-le-Roi. 

L’assainissement de notre commune doit être réalisé sans augmentation du prix de l’eau pour les villeneuvois. Alors que de nombreuses villes reviennent à nouveau vers une gestion publique de l’eau, nos responsabilités d’élus nous engagent ici à exprimer notre désaccord face à cette décision qui consiste à confier au secteur privé la gestion du patrimoine public communal. 

Ensemble, nous demandons au Député-Maire UMP de Villeneuve-le-Roi de revenir sur sa décision de désengager la ville de ses responsabilités et de reporter uniquement les charges sur les usagers. 

Nous appelons tous les villeneuvois à s’associer à notre démarche en signant la pétition que nous irons remettre au Maire. 

Eric CHAMAULT, Bahia CHERIFI, Joël JOSSO, Rosandre VALLERAY, Bruno BOSSARD, Pierrette CALVAO et Ignace  MAPENGU, Conseillers Municipaux.

Daniel GUERIN, Conseiller Général de Villeneuve le Roi, Conseiller Régional.

Pour l’avenir de notre région défendons le SDRIF!

La crise du capitalisme financier aura de sérieuses répercussions sur la vie des Franciliens. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette situation. Nous devons investir massivement pour protéger l’Ile-de-France, ses habitants, ses emplois, et réduire les inégalités existant dans notre Région. 

Pour ce faire, le Conseil régional d’Ile-de-France, présidé par Jean-Paul HUCHON, a voté en septembre dernier le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France ( SDRIF ), réorientant profondément celui imposé par l’Etat en 1994.  Le SDRIF organise notre développement régional pour une très longue période (20 à 30 ans) en apportant des réponses concrètes aux préoccupations des Franciliens. 

Le SDRIF s’inscrit dans la continuité des politiques régionales engagées par la gauche depuis 1998, pour lutter contre les inégalités sociales, territoriales et environnementales dans notre Région. 

Le SDRIF : quatre grandes priorités pour les Franciliens 

 Plus d’emplois, pour lutter contre le chômage, en facilitant notamment l’installation des entreprises dans toute l’Ile-de-France, et non plus seulement dans quelques zones privilégiées comme La Défense. Þ Le SDRIF prévoit la création de 28 000 emplois par an. 

Plus de transports, par la création de nouvelles lignes de train, de RER, de bus, en particulier pour favoriser les liaisons de banlieue à banlieue. Þ Le SDRIF prévoit la création d’Arc-Express : une rocade ferrée autour de Paris. 

Plus de logements, pour faire face à l’explosion du prix des appartements et des loyers, en construisant davantage de logements sociaux, répartis sur l’ensemble du territoire francilien.

 Þ Le SDRIF prévoit la création de 60 000 logements par an, dont près de la moitié en logements sociaux. 

Plus d’espaces verts, pour améliorer le cadre de vie de tous, lutter contre la pollution et préserver la biodiversité dans notre Région. Þ Le SDRIF prévoit de joindre de nombreux espaces verts entre eux pour agrandir les surfaces à protéger  

Mais le gouvernement de droite refuse de soutenir le SDRIF, malgré l’urgence économique et sociale !  

La droite s’oppose au SDRIF au prétexte qu’il n’est pas assez ambitieux en terme de croissance économique. Or cette croissance, que Nicolas SARKOZY voulait « aller chercher avec les dents », s’est effondrée dans tout le pays depuis son arrivée au pouvoir, et ce bien avant la crise financière !  Qui manque d’ambition pour l’Ile-de-France ? Le Conseil régional à majorité de gauche, a mis sur la table sa part pour financer la rénovation des transports en commun. Nous attendons toujours de l’Etat qu’il en fasse de même ! La droite s’oppose au SDRIF parce que la mobilisation des moyens néanmoins pour réduire les inégalités en Ile-de-France ne fait pas partie de ses priorités dans les départements où elle est au pouvoir, la Droite refuse la solidarité avec les autres départements, en ne participant jamais à des projets en commun.  

La croissance et les emplois de demain ne seront pas le résultat de plus de concurrence, mais de plus de coopération entre les territoires. Prisonnière de ses vieilles conceptions, la droite francilienne refuse de l’admettre.  A l’écoute de tous les habitants d’Ile-de-France, la gauche francilienne, en pariant sur l’investissement et la solidarité, vous propose un autre chemin. Voici comment demain votre territoire changera demain grâce au SDRIF :                

Nexity : il nous faut des réponses!

  Le marché de l’immobilier se dégrade de plus en plus vite et le premier promoteur de France Nexity en fait les frais et a révisé à la baisse ses prévisions de résultat pour 2008.

Son bénéfice net, estimé en mars à 240 millions d’euros, réajusté à 200 millions fin juillet, ne dépassera pas 140 millions d’euros.

Les réservations de logements sont en chute libre de -28% et les annulations de réservations de logements progressent de 19%.

Quasi-filiale des Caisses d’épargne, Nexity a « gelé » 129 programmes de construction en France – soit un tiers de son activité – et compte supprimer 500 emplois.

 

Dans ce contexte comment ne pas s’inquiéter de l’avenir du projet immobilier « Parc en Seine » le long des voies de Seine lancé dans la précipitation des élections municipales par le maire et Nexity ?

 

Les Villeneuvois doivent être informés :

-ce projet est-il compris dans les programmes "gelés" ?

-qu’en est-il des réservations de logements dans le projet et y-a-t-il des annulations de réservations ?

-en conclusion, le projet est-il encore viable et quelles seront les conséquences pour notre ville et ses finances ?

 

Le maire étant étrangement silencieux sur le sujet, je l’appelle à faire toute la transparence sur ces interrogations et faire un point précis de la situation du projet et de son promoteur.

Du calme et au travail !

 De nombreux Villeneuvois s’interrogent et s’indignent des attaques incessantes des amis du Maire contre des élus de gauche et notamment notre Conseiller général.
 D’autant que les nombreux courriers qui ont engorgé nos boîtes aux lettres depuis l’été, sont d’une agressivité gratuite et n’apportent rien, ni à la ville, ni à ses habitants.

 J’ai envie de dire, Mesdames et Messieurs de la majorité municipale, les élections sont passées, les électeurs ont tranché. Maintenant, nos concitoyens attendent que leurs élus travaillent et se respectent.
 J’appelle donc au calme et à la sérénité ces mauvais gagnants des élections municipales et ces mauvais perdants des élections cantonales. Faites comme nous, rencontrez les Villeneuvois, aidez les et écoutez-les.

 Mais au-delà de ces polémiques stériles, je m’élève contre l’utilisation des moyens municipaux aux seuls fins de discréditer des personnes démocratiquement élues. 

 Ce n’est pas aux Villeneuvois de financer des courriers qui ne relèvent en rien du travail municipal, mais bien de propagande partisane et politicienne entretenue et téléguidée par Didier Gonzalès, lui-même. J’ai écrit au préfet pour l’alerter sur ces agissements.

 Pour ma part, aux côtés de l’ensemble des élus d’opposition et de notre Conseiller général Daniel Guérin, j’ai la volonté de continuer à m’investir pour l’avenir de notre ville et de ses habitants.

 Vous pouvez compter sur moi.

Bien à vous

Eric Chamault

 

Conseil municipal jeudi 13 novembre 21h00

Vous trouverez ci dessous l’ordre du jour du prochain Conseil municipal. Celui-ci  n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux pour notre ville.

Aucun débat de fond n’est abordé.

Qu’en est-il, par exemple du projet "Parc en Seine" alors que le promoteur Nexity est en difficulté?

Où en est le projet ANRU sur le quartier Paul Bert et la nécessaire concertation avec les habitants?

Pourquoi le Conseil municipal n’ouvre pas la discussion sur le projet local de sécurité alors que des caméras de vidéo surveillance sont imposées aux villeneuvois sans débat?

Il serait judicieux d’aborder la question des tarifs municipaux qui augmentent chaque année pesant de plus en plus sur l’ensemble des familles villeneuvoises.

Bien d’autres thèmes sur la politique locale auraient pu être abordés; mais la volonté de Monsieur le maire est avant tout que le Conseil municipal ne soit pas un lieu de débat. Ce n’est pas la conception des élus d’opposition.

 

 

 

 

 

Congrès de Reims : pourquoi je choisis la motion A : clarté, courage, créativité

  

Socialiste depuis 26 ans, j’aborde le congrès de Reims plein d’espoir et de volonté.

 

Plein d’espoir, car je milite pour ce courant de pensée qui s’inscrit dans l’histoire d’un parti qui a porté les espérances, les luttes, les défaites et les victoires du peuple de gauche.

Etre socialiste, c’est d’abord être fidèle. Fidèles héritiers d’une gauche au pouvoir, d’une gauche qui a su faire entrer notre pays dans la modernité par des réformes aussi fondamentales que l’abolition de la peine de mort, la décentralisation, le RMI, la CSG, la CMU, la loi SRU, l’aménagement du temps de travail, la parité.

Etre socialiste, c’est aussi être progressiste, résolument écologiste, et profondément européen.

 

Plein d’espoir, car le congrès de Reims doit affirmer une ligne politique claire, renouvelée, stimulante et applicable. Il doit d’ici 2012, élaborer un projet de société qui donne des réponses, des propositions à la France, à sa société, à sa jeunesse, à ses familles, à ses salariés, à ses chômeurs, à ses entrepreneurs, dans un monde qui, faute de sens, devient tout simplement amoral.

 

Avec la motion A défendue par Bertrand Delanoë et Pierre Moscovici trois mots seront, non seulement, des valeurs fédératrices, mais des axes de travail :

justice, liberté, progrès.

La justice, pour rompre avec une politique qui donne tout à ceux qui ont tout et qui condamne les plus pauvres à s’accommoder de leur pauvreté.

La liberté, pour quitter l’ère des tests ADN et du fichier Edvige, de la laïcité blessée, et du bonapartisme cathodique qui fragilise le droit et le pluralisme.

 

 Le progrès. Pour assurer l’avenir, notre parti devra construire une pensée cohérente et lisible sur la connaissance et sur l’innovation, ces nouvelles frontières de l’économie. Et le faire dans le respect des exigences du développement durable.
 

Ma crainte, c’est que le PS cède à ses démons que sont les querelles intestines stériles, les luttes de clans et de personnes. Il faut le sortir de sa réputation d’être inaudible. Il est temps que le PS donne de la voix.
 
Le Parti socialiste a besoin d’être rassemblé et respecté. Et cela passe d’abord par le respect des militants. Un parti qui ne respecte pas le vote de ses militants ne peut inspirer le respect.

 

Seule la clarté permet les rassemblements authentiques : l’unité ne se fait pas sur des compromissions, mais sur une ambition commune.

  

La présentation résumée de notre motion

Vous trouverez en quelques lignes ce qui caractérise la démarche engagée autour de la motion "clarté courage créativité : une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France"

  Courage

 "Comme le disait Jaurès, le courage c’est d’abord de dire la vérité.
Les contraintes économiques et budgétaires propres à la France ainsi que la crise financière mondiale sont malheureusement une réalité qu’une victoire de la gauche n’effacera pas d’un trait de plume.
Identifier les contraintes ne signifie pas qu’on veuille s’y soumettre ; bien au contraire, c’est une condition pour réussir à s’en affranchir. Plus que jamais la crise financière appelle une régulation forte des Etats ; mais ne laissons pas croire que tout sera simple et facile. De toute façon, les Français ne nous croiraient pas !

Le courage c’est de trancher les divergences.
Par souci d’unité, depuis trop longtemps, on ne tranche plus rien et on se recroqueville dans des synthèses molles.
Résultat : le parti est inaudible sur des sujets aussi importants que le nucléaire, l’immigration, la sécurité, les retraites ou l’Europe. Cela explique en partie que notre candidate à la dernière présidentielle ait dû naviguer à vue sur trop de sujets qui n’avaient pas été préalablement tranchés par le PS.
François HOLLANDE a eu le mérite de maintenir l’unité du parti mais l’heure est venue de faire des choix.
Mieux vaut une majorité claire et une minorité qu’une unanimité de façade. Les Français ont le droit de savoir ce que nous ferons réellement.
Faut-il rappeler que François MITTERRAND a toujours eu une ou plusieurs minorités dans le Parti et qu’elles ne furent pas un handicap pour gagner en 1981 ?

Le courage c’est de faire respecter le vote des militants.
Après un long et sérieux débat sur les institutions européennes, les militants s’étaient prononcés à 65% pour le OUI au référendum. Ce vote largement majoritaire a été piétiné par de hauts responsables du Parti et il est regrettable qu’aucune sanction n’ait été prise. Le problème n’est pas que des militants se soient prononcés pour le NON en fonction de leur conviction intime ; par contre, on ne peut accepter que des responsables nationaux se soient affranchis des règles démocratiques pour faire cause commune avec des mouvements politiques toujours prompts à combattre le PS.
Pour le moins, ces responsables ne sont pas les mieux placés pour réclamer la confiance des militants et incarner le parti cohérent dont nous avons besoin.
Un parti qui ne respecte pas le vote de ses militants ne peut inspirer le respect.

CLARTE

Nos orientations sont claires et reposent sur trois piliers intangibles :
* une orientation réformiste assumée.
* une orientation européenne conséquente.
* une orientation écologiste fondée sur le développement durable.

Clarté sur notre identité réformiste.
Le réformisme est trop souvent une référence rituelle que l’on accepte du bout des lèvres de voir figurer dans la déclaration de principes. Mais dès que l’on prépare un congrès ou que l’on rédige un programme, le vieux discours radical du «  toujours plus à gauche » est tenté de reprendre le dessus. N’ayons pas peur d’être nous-mêmes et assumons notre réformisme de gauche face aux impasses révolutionnaristes et aux dangers du populisme.

Clarté sur l’Europe.
Il ne suffit pas de dire que nous sommes tous européens. Il faut assumer l’Europe concrète telle qu’elle est avec ses lenteurs regrettables et ses compromis nécessaires. Les socialistes français doivent admettre qu’ils ne peuvent avoir toujours raison seuls contre tous les autres partis socialistes européens.
Nous devons avoir conscience que la construction européenne, en dépit de ses insuffisances, demeure le levier principal pour agir sur la régulation de la mondialisation. Pour juguler la crise, nous avons besoin d’une d’Europe politiquement plus forte au moment où les USA sont en cours d’affaiblissement dans le jeu mondial.

Clarté du discours.
Nous avons trop souffert du double discours.
Un discours maximaliste pour les militants à la veille des congrès puis un discours minimaliste lorsque nous sommes au pouvoir pour justifier le fait que tout n’est pas possible tout de suite.
Le discours devant les militants doit être le même que le discours en direction des citoyens.
Il nous faut dire dans l’opposition ce que nous ferions au pouvoir et faire au pouvoir ce que nous préconisions dans l’opposition.

Clarté des alliances.
Nous ne sommes pas favorables à un renversement des alliances.
Nous ne recherchons pas de rapprochement avec des partis qui ne choisissent pas clairement la gauche. Notre famille doit puiser en elle-même les ressorts de la reconquête. Et cela vaut également à l’égard d’une extrême gauche dont l’audience confirme avant tout une désespérance sociale à laquelle nous devons répondre par une opposition juste et un projet pertinent. L’unité ne se fait pas sur des compromissions mais sur une ambition commune.

Par ailleurs, ne soyons pas naïfs : le seul objectif de Bayrou est de diviser le PS pour arriver en 2ème position aux prochaines présidentielles. Comment peut-on envisager de s’allier avec quelqu’un dont le seul but est de nous détruire ?
Nous devons ancrer nos alliances à gauche ; elles seront d’autant plus fortes que le PS sera fort. La victoire viendra de notre capacité d’entraînement.

LE PARTI ET LE LEADERSHIP

Notre parti est dans une situation difficile.
Il a besoin d’une autorité collective forte pour se redresser et se remettre au travail.
Mettre à sa tête une personnalité de second plan est une solution qui a l’apparence de la sagesse. En réalité, cette solution cumule tous les inconvénients :
* le futur premier secrétaire n’aurait pas l’autorité nécessaire pour relancer le parti.
* les présidentiables (ou qui s’estiment tels) continueraient à alimenter les médias.
Mieux vaut trancher en choisissant un leader de premier plan qui saura faire le poids face à Sarkozy.

Un choix clair d’orientation sur des options et des valeurs est un préalable à la remise en état de marche du parti. Mais les meilleures propositions ne seront pas entendues si nous n’avons pas un leader crédible capable de porter ce qui a été décidé collectivement. C’est pourquoi la clarification de notre orientation et le choix d’un leader sont liés.

Il faut mettre un coup d’arrêt à ceux qui veulent faire table rase du parti, de son histoire, de ses dirigeants, de ses militants, pour le remplacer par un parti de supporters à l’américaine où le show l’emporte sur la réflexion collective. Les militants savent que nous devons changer car le monde change ; mais engagés depuis tant d’années dans le combat pour un monde plus juste, ils ne veulent pas que les valeurs auxquelles ils sont attachés soient sacrifiées sur l’autel d’une pseudo modernité fondée sur les apparences, les sondages et les effets de mode.

Pour prétendre diriger le parti, il faut le connaître, respecter son histoire et ceux qui l’ont faite.
Bertrand DELANOE connaît bien le parti dont il est membre depuis 36 ans ; il a été secrétaire national au côté de Lionel JOSPIN et s’est impliqué dans tous nos débats.
Sa large audience internationale et les idées nouvelles qu’il propose, illustrées par sa gestion dynamique de Paris, expliquent sa popularité et lui permettent d’incarner le renouveau.
Fidélité à notre histoire commune mais aussi renouvellement de notre doctrine et réorganisation de notre fonctionnement sont les conditions pour relancer un parti de militants.

FAIRE UN CHOIX NET

Notre candidat à la présidentielle ne sera désigné qu’en 2011. Pour l’instant, la désignation du présidentiable n’est pas à l’ordre du jour. Le premier signataire d’une motion est appelé à devenir premier secrétaire si cette motion rassemble une majorité, et seule la question du premier secrétaire sera posée à l’issue du congrès.

Il va de soi qu’avec 6 motions le risque d’éparpillement des voix n’est pas négligeable. Si aucune motion ne se détache nettement, la porte sera ouverte aux tractations à la commission des résolutions du congrès. C’est pourquoi nous lançons un appel pour que les militants assument pleinement leur souveraineté en s’engageant massivement derrière notre motion qui est la mieux à même de dégager une orientation claire, et de mobiliser les militants autour du leader le mieux placé pour rassembler les socialistes, organiser l’opposition face à la droite et  préparer une alternative."

 

Succès de la manifestation pour la défense de l’école publique

La manifestation nationale pour la défense du service public d’éducation et contre les suppressions de postes a réuni près de 80.000 personnes dimanche à l‘appel de 47 organisations qui redoutent que l’éducation ne soit plus une priorité.

En effet, le budget de l’Education Nationale prévoit 13.500 suppressions de postes en 2009 qui s’ajouteront aux 11.200 en 2008 et aux 8.500 en 2007.

La mobilisation de dimanche exprime beaucoup de mécontentement et beaucoup d’attente en termes de moyens et d’orientation, de lutte contre l’échec et pour la réussite de tous les jeunes.

Cette manifestation réussie doit être le point de départ d’un vaste mouvement pour la défense d’une éducation de qualité et pour de véritables moyens pour le service public de l’enseignement.

Les Français d’ailleurs, ne se trompent pas : un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France indique que 69% des personnes interrogées jugent "justifiée" la mobilisation des enseignants.

 

Vous pouvez apporter votre soutien à la pétition nationale sur :

http://www.uneecole-votreavenir.org

L’éducation est notre avenir, il ne doit pas se décider sans nous

Pour défendre un enseignement de qualité et le service public de l’éducation, 21 organisations (syndicats ou associations) lancent un appel et une pétition, et organisent une manifestation le dimanche 19 octobre, place d’Italie. Je vous engage à signer la pétition sur http://www.uneecole-votreavenir.org/

 

 

 

Voici le texte de l’appel :

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».

Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.

Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.

Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !

Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !

Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris.


Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL – Cé – CEMEA – CRAP-Cahiers pédagogiques – FAEN – FCPE – FEP-CFDT – FERC-CGT – FGPEP – FIDL – Les FRANCAS – FSU – GFEN – ICEM-pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’Enseignement – SGEN-CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education


Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT – AFPEN – AGEEM – AMUF – ANATEEP – APBG – APSES – APKHKSES – ATTAC France – CFDT – CGT – CMR – CNAJEP – CNAL – CSF – EEDF – FFMJC – FNAME – Bureau national FNAREN – FNDDEN – FNFR – FOEVEN – LDH – MRAP – OCCE – PRISME – Solidaires – UDPPC – UFAL – UNSA

les élus de gauche s’adressent aux Villeneuvois : non à l’augmentation du prix de l’eau!

Une décision de la majorité du Conseil Municipal va entraîner une augmentation de  18% du prix du m3 d’eau. 

La majorité municipale a décidé, de transférer la gestion de l’assainissement de l’eau à un syndicat intercommunal, le SIARV, et donc à la Lyonnaise des eaux, groupe privé. 

Cette décision, censée permettre de réaliser les travaux d’assainissement que la commune n’a plus fait depuis 2001, aura un effet immédiat pour les villeneuvois. Elle entraînera, dans un premier temps, une augmentation du prix de l’eau de 0,68 euros par m3. Soit un surcoût annuel d’environ 70 euros pour une famille de 3 personnes, de 85 euros pour une famille de 4 personnes ou encore de 105 euros pour une famille de 5 personnes. Notre eau était déjà l’une des plus chères de France avec la gestion opaque de la société Véolia (ancienne Compagnie Générale des Eaux).

 En cette période où le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations de tous, une telle augmentation va aggraver la situation de beaucoup de familles. 

Parce que l’assainissement est une nécessité majeure nous lui demandons :

Ø      d’expliquer où sont passés les millions d’euros collectés depuis 2001 par la commune au titre de la taxe d’assainissement, pour financer des travaux d’assainissement et de mise aux normes qui n’ont presque pas été réalisés.

Ø      de rendre public un calendrier de travaux pour le renforcement et la modernisation des réseaux d’assainissement qui doit être financée par cette taxe déjà perçue. Travaux complémentaires de ceux, considérables, que le Conseil général a déjà engagés dans ce domaine à Villeneuve-le-Roi. 

L’assainissement de notre commune doit être réalisé sans augmentation du prix de l’eau pour les villeneuvois. Alors que de nombreuses villes reviennent à nouveau vers une gestion publique de l’eau, nos responsabilités d’élus nous engagent ici à exprimer notre désaccord face à cette décision qui consiste à confier au secteur privé la gestion du patrimoine public communal. 

Ensemble, nous demandons au Député-Maire UMP de Villeneuve-le-Roi de revenir sur sa décision de désengager la ville de ses responsabilités et de reporter uniquement les charges sur les usagers. 

Nous appelons tous les villeneuvois à s’associer à notre démarche en signant la pétition que nous irons remettre au Maire. 

Eric CHAMAULT, Bahia CHERIFI, Joël JOSSO, Rosandre VALLERAY, Bruno BOSSARD, Pierrette CALVAO et Ignace  MAPENGU, Conseillers Municipaux.

Daniel GUERIN, Conseiller Général de Villeneuve le Roi, Conseiller Régional.