Mobilisons-nous pour la défense de notre école publique!


 

"L’éducation est notre avenir, il ne doit pas se décider sans nous" est un appel lancé par 24 organisations et à l’initiative de la manifestation nationale du 19 octobre dernier, qui a rassemblé 80 000 personnes pour la défense de l’école publique.

Le gouvernement persiste dans sa politique de postes supprimés de disparition programmée des Rased de remise en cause de l’école maternelle…

La mobilisation continue, les enseignants seront en grève le 20 novembre et d’autres initiatives sont en cours. Notamment, alors que le projet de budget 2009 est en discussion, nous sommes invités à écrire aux parlementaires la lettre suivante que vous pouvez personnaliser pour Didier Gonzalès, député de notre circonscription :

  Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), 

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïc d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble.

Mais je n’arrive pas à imaginer ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi certaines difficultés. C’est pourquoi je souhaite passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants » et leur donner un haut niveau de formation.

Pour moi, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ?

Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 nouvelles suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais j’affirme que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions.

 Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous. Aussi, je pousse  moi aussi aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, je ne veux pas ! Je veux pour nos enfants une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes au meilleur niveau.Je veux pour cela que d’autres choix soient faits.

Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? J’en appelle à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement.

Je n’accepte pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini à l’inverse de ses aspirations, à ces questions fondamentales !

L’opinion publique a massivement apporté son soutien à ces idées et à l’appel national lancé par plus de 47 organisations.  80 000 manifestants ont exprimé le dimanche 19 octobre dernier leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de démolition du service public d’éducation. I

ls ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir. Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise accentue.

Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.Alors, Monsieur Madame le(la) député(e) sénateur(trice), je m’adresse à vous afin de savoir quelle sera votre position lors du prochain examen du projet de budget 2009 à l’Assemblée Nationale (Sénat).

Lors de ces débats, chaque parlementaire, élu des citoyens, devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où l’éducation doit plus que jamais être un investissement pour l’avenir.

C’est pourquoi, je vous demande de m’expliquer ce qui fondera votre vote en faveur ou en défaveur de ce projet de budget.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice), l’expression de mes salutations distinguées.    Monsieur Madame le la député(e) sénateur(trice)

Adresse permanence localeou adresse Assemblée (Sénat)(Assemblée nationale : 126, rue de l’Université 75355 Paris 07 SP)(Sénat : Palais du Luxembourg, Casier de la poste ,15 rue de Vaugirard 75291 PARIS Cedex 06)  Copie à (option) :          République du Centre          Echo du Gâtinais

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