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Le discours de la BASTILLE !!!

Voici le discours prononcé par François Hollande à la Bastille le 6 mai 2012

Mes amis, vous êtes une foule immense sur la place de la Bastille ! Je ne sais pas si

vous m’entendez, mais moi je vous ai entendus ! J’ai entendu votre volonté de

changement. J’ai entendu votre force, votre espérance, et je veux vous exprimer toute

ma gratitude. Merci, merci ! Merci peuple de France ici rassemblé, de m’avoir permis

d’être votre président de la République !

 

Je sais ce que beaucoup ressentent, des années et des années de blessures, de

ruptures, de brûlures, et il nous faudra réparer, redresser, rassembler ! C’est ce que

nous allons faire ensemble pendant cinq ans. Je veux vous dire mon émotion d’être celui

qui peut vous représenter, celui auquel vous avez confié la responsabilité du pays. Je

veux aussi vous dire ma fierté, ma fierté d’être le président de la République, de tous les

citoyens égaux en droits en devoirs. La fierté de cette France que vous offrez, la France

de la diversité et de l’unité, rassemblée, réunie ! Ma fierté aussi, 31 ans après, 31 ans

jour pour jour, ici à la Bastille, d’avoir permis que la Gauche ait un successeur à François

Mitterrand. Merci, merci à tous !

Je sais ce qu’est le bonheur de celles et ceux qui avaient connu, déjà, il y a 31 ans, la

même fierté, la même émotion. Mais je sais aussi votre volonté, vous, jeune génération,

de prendre votre part maintenant à la construction de la Nation française.

Nous vivons un grand moment, un beau moment. Nous devons faire de cette victoire

non pas une victoire de la revanche, du rejet, du repli, de la rancune, de la rancoeur.

Non ! Une belle victoire. Une grande victoire, qui élève notre pays, qui nous rende

heureux, qui nous rende rassemblés. Je veux aussi vous demander de ne pas vous

démobiliser.

Il y a encore beaucoup à faire dans les mois qui viennent. Et d’abord, donner une

majorité au président de la République ! Et ensuite prendre votre part, oui votre part,

chacune, chacun d’entre vous au redressement, à l’effort de justice, au rassemblement

autour de la plus belle cause qui vaille : la jeunesse de France. Je suis le président de la

jeunesse de France ! Je suis le président de toutes les fiertés de France, le président de

la justice en France ! Portez loin ce message. Souvenez-vous toute votre vie de ce

grand rassemblement de la Bastille, parce qu’il doit donner aussi envie à d’autres

peuples que le nôtre, dans toute l’Europe, au changement qui s’annonce !

Dans toutes les capitales, au-delà des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat, il y a

des peuples qui grâce à nous espèrent, regardent vers nous et veulent en terminer avec

l’austérité. Voilà mon message. Vous êtes bien plus qu’un peuple qui veut changer. Vous

êtes déjà un mouvement qui se lève partout en Europe et peut-être dans le monde pour

porter nos valeurs, nos aspirations et nos exigences de changement !

Merci ! Merci à tous ! Merci ! Soyez heureux ! Soyez fiers ! Soyez généreux ! Soyez

respectueux ! Soyez pleinement des citoyennes et des citoyens français ! Soyez fiers

d’être des citoyens français !

Merci ! Merci à vous !

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ENFIN ! La gauche a gagné !!!

Les Français ont élu hier un nouveau Président pour la France : François Hollande.

C’est une immense espérance qui secoue le pays pour plus de justice, d’égalité, de solidarité, de respect des autres, de tolérance ; le besoin d’une autre présidence, plus respectueuse des sensibilités, des appartenances religieuses, des origines sociales et culturelles.

C’est aussi l’espérance d’une réorientation de la politique européenne au service de la croissance seule capable de sortir notre pays de la crise.

Nous attendons tous du nouveau Président une autre politique en faveur du pouvoir d’achat, en faveur de l’emploi et de la relance de notre économie.

Le changement c’est vraiment maintenant qu’il commence et nous devons y participer.
Y participer pour soutenir notre nouveau Président en lui donnant une majorité importante à l’Assemblée Nationale qui pourra porter les grandes réformes nécessaires à notre pays.

Dès la semaine prochaine, nous entrerons de nouveau en campagne derrière notre candidat aux élections législatives Roger Gérard Schwartzenberg seul capable de battre Didier Gonzalès. Notre responsabilité, c’est maintenant de donner à notre circonscription un député de gauche, et battre le complice de la politique de N. Sarkozy : Didier Gonzalès.

A Villeneuve le Roi, le score de François Hollande est de plus de 59%. Nous dépassons Nicolas Sarkozy dans 11 bureaux sur 12, dans le 8ème Nicolas Sarkozy nous dépasse de seulement 2 voix !
Dans le bureaux 1 (Mairie) François Hollande atteint plus de 76% !

Je remercie tous ceux qui ont contribué à cette campagne par leur présence sur les marchés, les gares, dans les diffusions boites aux lettres, dans le porte à porte, dans la tenue des bureaux de vote, tous ceux qui à leur niveau ont relayé la campagne de François Hollande et ont participé à la construction de cette belle victoire. Merci à nos partenaires du 2ème tour, Front de Gauche, Europe Ecologie les Verts qui nous ont accompagné dans cette campagne.

Encore merci à vous tous et merci aux Villeneuvois.

Rendez vous prochainement pour les législatives.

Fraternellement à tous.

Eric Chamault
Secrétaire de la section socialiste de Villeneuve le Roi/Ablon
Conseiller municipal de Villeneuve le Roi

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Débat : pour une égalité réelle ?

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BERCY : le meilleur discours

 

Meeting de Bercy : Une ambiance survoltée de citoyens qui veulent le changement et qui le sentent venir.

 

 

Le discours de François Hollande

 

Mes chers amis, vous êtes là ? Ca tombe bien, je vous attendais. Je vous attendais depuis si longtemps, des années, des années que l’on voulait le changement, des années qu’on luttait, qu’on combattait, qu’on espérait ! Et voilà : le changement, il est là, il arrive ! Vous êtes là nombreux, très nombreux. Vous êtes là et au-delà de vous, les Français sont déjà rassemblés pour ce grand moment, qui sera celui où ils choisiront leur destin. Dans une semaine, jour pour jour, heure pour heure, nos concitoyens seront en train de décider, de voter, de savoir s’ils veulent continuer – je ne le crois pas – ou s’ils veulent changer.

Dimanche dernier, ils nous ont déjà adressé un premier message, celui de leur encouragement, de leur confiance. Ils m’ont placé en tête du scrutin au premier tour. Placé en tête avec un résultat qu’aucun candidat socialiste n’avait jusqu’à présent obtenu ! Je me méfie des comparaisons et j’ai le sens aussi des références, mais en 2012, nous avons fait mieux que François Mitterrand en 1981 au premier tour. Mais lui, François Mitterrand, il a été capable de gagner l’élection présidentielle. Voilà ce que nous avons à faire ensemble !

Villeneuve le Roi était là ! Photos: Philippe Lemaire

 

Nous avons aussi, ou plus exactement les Français en ont décidé ainsi, mis le candidat sortant derrière nous. Là aussi, c’est la première fois, sous la Ve République, qu’un président sortant – si je puis dire – ne sort pas en tête au premier tour et va sans doute sortir au second tour. Oui, un mouvement s’est levé, il est serein comme vous l’êtes aujourd’hui, il est puissant, il est large, il est déterminé, il est confiant, il sait que ce mouvement-là peut être victorieux. Et en même temps, rien n’est gagné, rien n’est conquis, rien n’est acquis. Et je veux ici, au-delà de la clameur, de l’enthousiasme, des encouragements, vous appeler une fois encore à la responsabilité. Ne cédons pas à la facilité des pronostics, à la douceur suave des sondages. Mais en même temps, nous les lisons comme les autres les lisent. Et s’ils ne sont pas accablés, nous, nous ne devons pas être réjouis. Parce que rien n’est sûr. Nous ne devons pas non plus céder à l’euphorie des ambiances, non ! Nous devons aller chercher la victoire, la mériter, en être dignes, en être fiers ! Nous avons encore tant et tant à faire durant cette semaine qui nous sépare du 6 mai.

Le scrutin de dimanche dernier révèle aussi de multiples colères, des frustrations profondes, des exigences contradictoires et tant de défiances à l’égard de la politique. J’en suis le premier conscient ! Et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui encore, je veux lever les doutes, mobiliser les énergies, donner du sens à ce que nous faisons ensemble ! Je ne suis pas simplement le candidat d’un rejet – il est là – mais je veux aussi être l’affirmation d’un espoir, d’un projet, d’une volonté ! Nous avons ensemble à tourner une page, celle déjà trop longue d’un quinquennat d’échecs ! Mais nous avons surtout à écrire ensemble une nouvelle page, à continuer la grande, la belle histoire de France dont nous sommes ici, pas simplement ici, les porteurs, les messagers.

Nous avons aussi à gagner la confiance. C’est le mot le plus beau dans la République, cette relation qui s’établit entre un peuple qui choisit et celui ou celle qui en est le dépositaire. Oui, avoir cette confiance qui permet d’agir, cette confiance qui ne coûte rien, mais qui peut tellement donner au pays qui en a livré la puissance.

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Sarkozy, le missile fou

Laurent Joffrin

 

Par
Directeur du Nouvel Observateur

 

Dans sa course erratique vers l’extrême-droite, le président sortant a choisi le déshonneur et la défaite.

 
 
 
 

Le quinquennat avait commencé au Fouquet’s, il s’achève à Hénin-Beaumont. (SAUTIER PHILIPPE/SIPA)

Le quinquennat avait commencé au Fouquet’s, il s’achève à Hénin-Beaumont. (SAUTIER PHILIPPE/SIPA)

 

Joe Dalton ou Iznogoud ? On hésite… Joe Dalton irascible, qui dégaine à tout va, Joe Dalton qui se met en transe quand il entend le nom de François Hollande. Ou bien Iznogoud colérique et intriguant, qui ourdit une manoeuvre transparente avec le Front national pour rester calife à la place du calife… Nicolas Sarkozy, pour ce deuxième tour, a choisi des rôles étranges pour un président sortant. Voilà qui ne grandit guère, on en conviendra, le débat présidentiel.

Il faut décidément qu’une noire panique se soit emparée de l’Elysée pour que le véhicule sarkozyen se change ainsi en missile fou, à la trajectoire baroque dans sa course erratique vers l’extrême-droite. On entend ainsi que 700 mosquées ont appelé à voter pour le candidat socialiste. Aussitôt une vision d’horreur s’installe : une légion de muezzin psalmodiant dans tout le pays, à l’heure de la prière, le cri de ralliement : « Hollande Akbar ! »

Mais il n’y a pas de muezzin en France et les 700 mosquées se ramènent à un imam de Puteaux aussitôt désavoué par les siens et à un ancien conseiller de Sarkozy qui règle ses comptes, immédiatement contredit par le recteur Boubakeur, de la mosquée de Paris, pour qui les musulmans doivent surtout s’abstenir de toute prise de position publique dans la présidentielle.

Vous aurez le déshonneur et la défaite

On entend encore que les socialistes vont régulariser massivement les sans-papiers alors qu’ils clament le contraire depuis plus de 15 ans. On entend surtout que le Front national « est compatible avec la République« , que la « préférence nationale » est un concept acceptable, qu’il y a « trop d’immigrés en France » pour pouvoir les intégrer.

Jamais un leader de la droite classique n’avait à ce point adopté, assimilé, légitimé, les thèses du Front national. Tout est bon pour rallier des électeurs qui, selon toutes probabilités, se détermineront tout seuls. François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin, Chantal Jouanno ont dit sur cette embardée ce qu’il fallait dire. Le mot de Churchill revient en mémoire. Pour éviter la défaite, vous avez choisi le déshonneur du ralliement au Front. Vous aurez le déshonneur et la défaite.

Il faut tout faire pour lui barrer la route

Le quinquennat avait commencé au Fouquet’s, il s’achève à Hénin-Beaumont. De Bernard Arnaud à Marine Le Pen : voilà le projet politique qui nous attend si Nicolas Sarkozy est réélu. Plus que jamais, les républicains doivent se retrouver pour restaurer la République, c’est-à-dire tous les Français qui refusent de voir la France, dans une synthèse nouvelle et dangereuse, conjuguer libéralisme et nationalisme pendant les cinq ans qui viennent.

Dans cette conjonction inédite, les électeurs de François Bayrou doivent se mettre en travers, tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon. De Bayrou à Poutou, il faut tout faire pour barrer la route au Joe Dalton de l’Elysée. 

 
Laurent Joffrin

 

Par
Directeur du Nouvel Observateur

 

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Le côté obscur ?

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François HOLLANDE à Bercy

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La première grande conférence de presse de François Hollande

 

Mercredi 25 avril, François Hollande a tenu une grande conférence de presse, sur le modèle de celles qu’il organiserait une fois tous les six mois si il était élu président de la République. Retrouvez son intervention et ses réponses aux nombreuses questions des journalistes :

 

Mesdames, Messieurs, je voulais m’adresser en ce début de campagne de second tour aux Français et j’ai choisi la formule de la conférence de presse, d’abord parce que j’ai grand respect pour l’institution que vous représentez, indispensable dans la démocratie, et parce que je considère que la conférence de presse que nous tenons aujourd’hui avant une élection décisive pourrait être un rendez-vous régulier, si les Français m’en donnaient le mandat le 6 mai, pour rendre compte de l’action que je conduirai au nom de la République au service des Français et dont j’aurai à rendre compte devant eux, à travers une conférence de presse. Aujourd’hui, je n’en suis pas là. Je suis au lendemain d’un vote des Français, celui de dimanche, dont je vous dirai les conclusions que j’en tire, et avant un second tour qui permettra de désigner le prochain président, celui qui changera le destin de la France et aussi de l’Europe.

Avant de répondre à vos questions — et je vous laisserai tout le temps nécessaire -, je voulais revenir sur le scrutin de dimanche.

D’abord pour tirer la première leçon, c’est qu’il a considérablement mobilisé les Français. Le taux de participation est de 80 %. C’est l’un des plus élevés des dernières campagnes présidentielles, plus haut qu’en 2002, plus haut qu’en 1995, et presque aussi élevé qu’en 2007. Ce qui démontre que les Français veulent s’exprimer et veulent à l’occasion d’une élection présidentielle faire passer des messages essentiels.

La seconde leçon du scrutin, c’est que les Français — en tout cas 28,6 % d’entre eux — m’ont placé en tête au soir du 22 avril. C’est le meilleur résultat d’un candidat socialiste depuis longtemps, hormis ce qu’avait été la réélection de François Mitterrand en 1988. 28,6 %, c’est plus que ce que François Mitterrand lui-même avait fait en 1981.

La troisième conclusion du scrutin, c’est que le total des voix de gauche est à un niveau particulièrement élevé, en tout cas plus élevé bien sûr qu’en 2007 et qu’en 2002.

Tout cela confirme l’échec du candidat sortant, qui arrive non seulement en second, mais 5 points en dessous de ce qu’avait été son résultat en 2007. Jamais un président sortant, candidat à sa propre réélection, ne s’était trouvé dans ce cas de figure.

Le dernier message que j’ai reçu du scrutin, c’est le haut niveau du Front national, et en pourcentage — supérieur ce qu’avait été le score de Jean-Marie Le Pen en 2002 — et en nombre de voix. Les explications sont nombreuses. Il y a la crise financière, économique, sociale, industrielle, morale. Il y a aussi la défiance à l’égard de l’Europe, une peur du monde. Il y a aussi une prise de distance à l’égard de la parole politique, et notamment de celle venant des partis de gouvernement. Sûrement que l’accumulation des promesses non tenues y est pour beaucoup. Là encore, la responsabilité du candidat sortant est grande.

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Le vrai visage !

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Discours de François Hollande à Lorient 23 avril 2012

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, je ne me suis pas posé de question : je savais que je devais venir en Bretagne. J’avais tant de raisons d’être parmi vous ce lundi ! La première, c’est le résultat que m’a donné la Bretagne. Et si je suis sorti en tête du scrutin du premier tour, c’est bien parce que les Bretons l’ont décidé ainsi. Et donc, je voulais vous exprimer ma gratitude. Vous allez me dire, il y a d’autres régions qui l’ont fait. Je les visiterai. Et j’irai même voir les régions qui ne m’ont pas donné encore le plein de leur suffrage. (Huées !) Mais ne les accusez pas, j’aurais besoin de tout le monde – enfin, de toute la France.

Mais je voulais être ici à Lorient, parce que je suis venu tant d’années à Lorient pour préparer le socialisme du XXIe siècle. J’ai bien fait de m’entraîner, j’y suis ! Avec Jean-Yves, avec Norbert, chaque fois j’ai fait en sorte de rassembler la Gauche bretonne – oh, ce n’était pas la plus turbulente. Et j’ai aussi une dette à l’égard de la Bretagne : c’est à Brest que j’avais été élu premier Secrétaire du Parti socialiste. C’était en 1997. Cela paraît très loin. Mais dans une vie politique, tout à un sens. Ce sont les premières étapes qui parfois conduisent à la destinée que l’on s’est donnée à un moment parce qu’une responsabilité a été confiée. Et c’est parce que les Socialistes un jour m’ont choisi – et Lionel Jospin y avait contribué – comme Premier secrétaire du Parti socialiste que, des années plus tard, je peux être aujourd’hui en situation d’être le prochain président socialiste de la République.

Je voulais aussi dire combien la France attend de la Bretagne. Bretagne, grande région agricole, industrielle, économique, qui avec son littoral est une grande région maritime. Je me souviens qu’en 1981, François Mitterrand élu président de la République avait composé son gouvernement et avait nommé Louis Le Pensec comme ministre de la Mer. Si les électeurs en décident, bientôt – le 6 mai c’est tout de suite, vous avez commencé à faire votre choix (Oui !) –, eh bien si les Français décident de me confier la responsabilité de la France, il y aura de nouveau dans le gouvernement de la République un ministre de la Mer.

Le Bretagne a aussi, d’une certaine façon, inventé la décentralisation. Ici pendant des années – les plus jeunes ne peuvent pas s’en souvenir –, dans les années 60-70, des hommes et des femmes qui n’étaient d’ailleurs pas tous de gauche réfléchissaient à ce que pouvait être l’avenir des territoires. Ils avaient formé des comités, des bureaux. Et ils avaient convaincu, et notamment les Socialistes, d’engager l’étape de la décentralisation. Ce fut fait en 1981. Mitterrand, Mauroy, Defferre ont laissé leur nom pour ces grandes lois de la République. La décentralisation – et ici je salue les élus, présidents de département, président de région, Jean-Yves, maires de grandes villes, de villes moyennes –, tous ces élus, Claudy Lebreton pourrait en témoigner, ont fait vivre nos territoires, ont considérablement changé la vie quotidienne de nos concitoyens. Et en même temps, moi-même, élu local, président d’un conseil général qui ai été également maire et qui veux rendre tous mes mandats le 6 mai pour servir la France, je mesure que notre décentralisation a besoin d’une étape supplémentaire. A la fois des transferts de compétences, qui devront être confiées aux assemblées régionales, départementales, locales, une clarification des interventions de chaque niveau, une réforme profonde du financement des territoires et puis des défis nouveaux que nous devons porter ensemble : la réforme de la dépendance, essentielle pour assurer la fin de vie de beaucoup de nos concitoyens ; la petite enfance, parce que c’est la condition de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale – oui, nous le ferons ensemble, le service public de la petite enfance ; l’action économique ; le soutien aux entreprises ; les interventions y compris au capital d’un certain nombre d’entreprises intermédiaires qui ont besoin de l’apport des collectivités locales et de la future banque publique d’investissement. Oui, nous aurons à agir ensemble pour les infrastructures, et pour l’écologie, pour la transition énergétique. Nous aurons besoin d’un Etat qui travaillera avec les collectivités locales. Et c’est la raison pour laquelle j’annonce ici qu’au lendemain du 6 mai, j’engagerai un nouvel acte de décentralisation.

Enfin, je suis en Bretagne, en Bretagne fière de sa langue, fière de sa culture, fière de son histoire, qui attend depuis des années que l’Etat enfin ratifie la charte des langues minoritaires et régionales. Eh bien nous le ferons ensemble ! Et nous ferons en sorte que la langue française ne soit en aucune façon menacée, mais que la langue bretonne puisse être enseignée, parlée, diffusée, comme les langues minoritaires. Voilà le message que je voulais vous adresser ici, amis bretons.

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